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l’on retrouve aussi, au fil des pages, la plume de CharlElie Couture. Ces trois auteurs nous invitent à un véritable voyage au cœur d’une nature secrète, fragile et méconnue, le tout avec douceur et poésie.
WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?
J’ai découvert la photographie quand j’étais enfant, grâce à mon père qui la pratiquait déjà. C’est à l’âge de 12 ans que j’ai réalisé ma première photo d’animaux : des chevreuils, dans une forêt près de chez moi. Je n’ai jamais cessé depuis, profitant de la photographie comme d’un prétexte pour passer du temps à l’extérieur, dans la nature, qui est ma première passion. Je suis depuis longtemps fasciné par des images réalisées par différents photographes japonais et américains, qui ont donné ses lettres de noblesse à la photographie animalière. J’aime lorsque celle-ci dépasse son sujet et tend vers une forme d’épure, vers l’art. Je suis principalement équipé en Nikon, et j’ai utilisé des boîtiers tels que les D2X ou D3 pour réaliser les images de mon livre « Au fil des songes » – dans lequel figurent également des images de mon père.
WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?
Ensemble, nous avons souhaité rendre hommage aux espaces naturels de notre région, la Lorraine. C’est un projet qui nous tenait à coeur depuis des années : l’idée est de montrer que la nature la plus proche de chez nous possède de nombreuses beautés, mais que chacun de ses éléments est également fragile, mérite qu’on s’y attarde et qu’on le protège. On montre ainsi des images de grands animaux, comme les cerfs ou les sangliers, mais aussi des insectes et des oiseaux, des orchidées sauvages…
WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre ? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre? Vous êtes à la fois auteur-photographe et éditeur : pourriez-vous svp également partager votre expérience en tant qu’éditeur et fondateur de Kobalann?
La possibilité d’éditer son propre livre constitue une liberté nouvelle et une véritable source de joie. Mais cela demande du travail et du temps : bien réfléchir à la forme du livre, à sa fabrication, à son titre, à son prix… de nombreux paramètres entrent en jeu et il ne faut pas agir dans la précipitation. La gestation d’un livre prend du temps, surtout si l’on veut tenter d’offrir quelque chose de nouveau au public. Au niveau de l’objet lui-même, chaque détail doit faire l’objet d’une réflexion et d’une décision très précise : format, reliure, papier, type d’impression, couverture… J’ai souvent une idée assez précise en tête, grâce à un autre ouvrage dont la forme peut m’inspirer, par exemple. La sélection des images vient à ce même moment et se construit assez naturellement. La recherche de texte est également une partie qui me tient à coeur
WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?
En 2015, j’aimerais ouvrir Kobalann à de nouveaux horizons en publiant d’autres auteurs-photographes. Je n’en dirai pas plus, mais nous devrions publier un livre de photos autour d’un récit de voyage dans le Pamir afghan, et un autre de photos de paysages. Bien sûr, à côté de cette activité, je ne délaisse pas la photo et compte repartir en voyage !
A propos de Vincent Munier : 
rencontre de ceux pour qui les objets racontent une histoire: les porteurs du monde.
« Maintenant que la série est réalisée et que le livre est publié, je prend du recul et m’aperçois que ce n’est pas tant le « fardeau » (réel ou imagé) qui compte, mais plutôt la manière qu’on a de le porter et de qui sommes nous entourés pour le porter ou le sup-porter. »How much can you carry ? – Filigranes Editions
Parution : 29 Mai 2014
Collection : Hors Collection
ISBN 13 : 978-2-35046-314-8 Format : 210 x 290
96 pages
Relié couverture cartonnée et toilée 60 photographies en couleurs
28 €
WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?
Après avoir été diplômée de l’école de graphisme Penninghen-ESAG (Paris) en 2000 puis de l’International Center of Photography (NYC) en 2004, Floriane devient photographe.
Sa série de mises en scène nocturnes, “Inside Views 2004/2011”, dresse un portrait mystérieux et mélancolique de femmes vivant dans les mégapoles. “Inside Views” a fait l’objet d’une monographie éditée chez Nazraeli Press en 2008. Pour donner un nouveau souffle à son travail, elle part en 2012-2013, sur les routes autour du monde. Elle y réalise deux séries : “Half the sky” complète ses photographies urbaines intiales mais parles de destins féminins très variés; l’autre, “How Much Can You Carry ” est une réflexion sur “poids de la vie”; un ouvrage du meme nom est sorti en 2014. Elle est représentée par La Galerie Particulière (Paris), Edelman gallery (Chicago) et l’agence Laurence Boué (Paris).
Son site web : http://www.florianedelassee.com
dans une source d’eau chaude; Invitation au voyage photographique insolite, réalisé par Michel Hagege, photographe passionné par la nature.
Michel est allé les photographier dans les montages du Japon dans des conditions climatiques difficiles mais propices à la photographie. Il capture ces instants uniques au moment où ces macaques se baignent dans une eau bien chaude alors qu’il gèle à l’extérieur.
Nous sommes véritablement déstabilisés par ces primates au regard si humain….. la nature est belle: préservons là !!
WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?
Je suis un photographe éclectique … J’ai commencé la photo lorsque j’étais adolescent (dans les années 70) avec un Ricoh XR7 puis j’ai acheté un Nikonos avec lequel j’ai fait de la photo sous marine, pour ensuite utiliser divers boitiers pour faire de la photo aérienne (Parapente et Parachutisme) puis je me suis orienté vers la photo sportive en 1999, lorsque l’un de mes fils s’est mis au tennis. En 2010, je me suis mis à la photo animalière sans rien connaitre à la nature (je suis un vrai citadin) et cela a été l’émerveillement. Depuis, j’ai progressé et grâce à internet, j’étudie presque tous les animaux que je photographie. En quête de reconnaissance, j’ai participé à plusieurs concours internationaux en 2012 et 2013 et j’ai eu le plaisir de gagner quelques prix. Je voyage souvent en Asie du sud-est et en Chine et j’ai donc aussi l’occasion de faire beaucoup de photos de paysages, de photos de rue et de portraits.
La photo modifie profondément mon regard et me permet de communiquer avec de nombreuses personnes dans le monde entier. Les photographes qui m’inspirent le plus sont ceux qui parviennent à transmettre une émotion dans leurs photos, la gestion de la lumière est aussi une chose essentielle pour moi. En « animalier », mon photographe préféré est Kyriakos Kaziras et en « humains », c’est Benoit Feron
Je suis passé au numérique en 1999, après avoir passé de longues nuits en laboratoire, à développer mes pellicules et à tirer mes photos. J’utilise du matériel Nikon depuis l’année 2008 et pour cette série, j’ai utilisé 2 boitiers Nikon, un D4 et un D800E associés à 2 zooms 24-70mm et 70-200m, tous deux ouvrant à f2,8. J’ai également utilisé 2 flashs pour certaines photos. Pour la photo animalière, j’utilise de très longues focales (jusqu’à 600mm) et j’attends avec impatience un boitier Nikon « sans miroir » afin de ne plus faire de bruit au déclenchement.
WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?
J’avais été fasciné par une photo de macaque japonais vue au festival de Montier en Der ainsi que par un reportage vu à la télévision. Cela faisait plusieurs années que j’avais envie d’aller les photographier et j’ai profité d’un voyage professionnel au Japon pour prendre quelques jours de vacances et m’organiser 3 jours de photos à Jigokudani. J’ai eu beaucoup de chance car j’ai subi un tempête de neige dès le premier jour, et j’ai donc bénéficié de conditions certes difficiles mais particulièrement intéressantes pour la photo.
Commentaire photo ci-dessus: Près de Jigokudani (Vallée de l’enfer en Japonais), un groupe de macaques japonais se baigne dans une source d’eau chaude (Onsen). Le vent est soutenu, il fait froid (-5°C) et la neige tombe en abondance… Je suis déjà recouvert par plusieurs centimètres de neige, lorsque j’aperçois ce bébé macaque qui profite de la douce chaleur de l’eau. Il reste prudemment à coté de sa mère en scrutant ses mains. Il me regarde et semble s’étonner de ma présence par « ce temps à ne pas mettre un humain dehors », puis retourne à ses occupations du moment « compter ses doigts ».
Il semble tellement humain, tellement fragile … Décidément, la nature est belle et j’emporte avec moi de magnifiques instants de plénitudes, figés dans ma mémoire et dans celle de mon appareil photo.
Je n’ai pas la prétention de porter un quelconque message, mais toutes mes photos sont réalisées dans le respect du sujet traité et j’espère juste qu’en voyant mes photos, les gens vont ouvrir leurs yeux (et leurs cœurs), comme je l’ai fait, pour comprendre que la vie est belle et qu’il faut protéger la planète et tous ses habitants.
Je trouve mon inspiration dans la nature et dans le regard des gens. J’aime rester sans bouger à attendre le bon moment pour déclencher. J’aime voyager et communiquer avec des gens qui ne parlent pas un mot de Français ou d’Anglais, juste en leur montrant la photo que je viens de faire d’eux. J’aime la photo et le voyage est tellement plus beau quand il passe par les autres …
WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?
J’avais déjà créé plusieurs livres à titre personnel pour échanger des photos avec des amis ou de la famille et j’avais utilisé Blurb. Avant de me lancer dans la réalisation de Jigokudani, j’ai fait un rapide essai des différentes solutions disponibles et je suis resté avec Blurb. Le choix des photos n’a pas été simple car sur 2 000 photos tout à fait correctes, j’ai été obligé d’en sélectionner une soixantaine. L’autoédition s’imposait car mon sujet était uniquement « les macaques japonais » et je voulais absolument obtenir un très haut niveau de qualité. J’avais discuté avec un éditeur qui m’avait dis qu’un livre photo dans lequel il n’y aurait que des macaques japonais ne se vendrait pas … Mais bon nombre d’amis me poussaient à publier mes photos et j’ai donc suivi leurs conseils. Quel plaisir de voir une de ses photos imprimée en très grand format avec des gens qui la regarde avec émotion et vous félicitent en vous posant pleins de questions.
WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?
Je n’ai pas de projet photographique à court terme, je suis plutôt dans l’improvisation … Je veux juste essayer de faire plus de photos d’animaux et de gens, car je me rends compte avec le temps que ce sont les sujets qui m’intéressent vraiment. Je deviens de plus en plus portraitiste !
Même si j’ai déjà visité 42 pays, j’ai hâte d’en découvrir d’autres … Le Costa Rica et l’Antarctique sont dans le haut de ma liste … J’ai aussi très envie de retourner au Brésil, au Vietnam, en Thaïlande et en Malaisie, mais idéalement, il faudrait pouvoir y rester plusieurs mois à chaque voyage.
Pour en savoir plus sur l’auteur :
– Exposition à Montier en Der en 2013 : Coup de cœur du Journal de haute Marne
– Exposition à la Galerie du Lion en 2013
– Publications dans le Sunday Times, Wakou – Editions Milan, Mon Quotidien, Editions Nathan, …).
– Projection au festival d’Angkor
– Plusieurs prix et sélections dans des concours photos internationaux (liste uniquement des 1er prix en 2013)
– « Mammifères » au Festival de Namur
– « Wildlife of Asia » pour Asian Geo
– « Baby animals » pour la National Wildlife Photo Competition –
– « Nature’s Surprises’ Contest » pour the Society of International Nature and Wildlife Photographers –
Site web de Michel Hagege : www.mayanne.eu
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que nous livre le photographe de presse Philippe Bourguet à travers son reportage humanitaire. « un regard de profonde dignité ».
WeLovePhoto vous propose de découvrir les images de Philippe Bourguet: une photographie sociale et documentaire de qualité et un reportage au coeur de l’actualité.
» De l’Italie aux frontières turco-syrienne , les voix se font de plus en plus fortes contre une « Europe absente » pour aider les pays européens de la Méditerranée à faire face à l’afflux d’immigrés
d’Afrique. Des milliers de migrants ont trouvé la mort ces dernières années en tentant de traverser la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « L’Italie est l’un des principaux bénéficiaires des fonds UE pour la surveillance des frontières, et des mesures d’urgence ont été prises.
De l’île de Lampedusa en passant par la Grèce et Calais, il y a en permanence 300 à 350 migrants à Calais selon la préfecture du Pas-de-Calais. Vous trouvez dans le livre une série de photos bouleversante qui témoigne de l’absente d’une politique de l’immigration en Europe. Des mesures d’urgence ont été prises (30 millions d’euros pour l’Italie, des missions Frontex de soutien aux pays méditerranéen. Quant à la solidarité des autres États membres dans des domaines de compétence nationale et qui ne sont pas confrontés à une forte pression migratoire et d’asile doivent et peuvent faire beaucoup plus face à cette migration. »
© copyright Philippe Bourguet
© copyright Philippe Bourguet
WeLovePhoto : Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?
Je suis un passionné de la photo depuis mon plus jeune âge, j’ai reçu mon premier appareil à l’âge de 12 ans et je vais en avoir 50 ans très bientot. Pour des raisons bien trop longue, je ne suis revenu qu’il y 6 ans vers la photo car j’avais perdu mon emploi à la commission Européenne. Petit à petit, je suis devenu professionnel, des collaborations avec des agences de presse belge, magazines et journaux. En 2012 un premier scoop et un second en 2013. Constatant les difficultés à recevoir une rémunération satisfaisante, j’ai créer ma propre structure de diffusion et donc une plus grande liberté à choisir les sujets. J’ai pas vraiment de photographe qui m’inspirent mais j’ai un très grand respect pour les photographes qui sont à la recherche de sujet concernant l’humanitaire. Question matériel lors du premier reportage ? c’était un 50D car j’avais peur d’un vol etc….ensuite un 5D Mark II et à fin de cette série un Mark III.
© copyright Philippe Bourguet
WeLovePhoto : La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?
J’avais été en Syrie au début du conflit car ayant couvert les révolutions arabes et j’ai été très choqué par cette immigration aux différents poste frontière et donc l’idée de suivre cette immigration à travers différents pays de l’Europe et comprendre pourquoi, nous européen avons peur de cette immigration. Je me suis rendu compte que photographier des migrants transmettait un regard de profonde dignité qui, selon moi, peut dérouter les politiques répressives d’immigration. Je suis notamment parti dans certains campements aux frontières turco-syrienne, en Grèce mais aussi à Lampedusa ou j’ai vu des migrants enfermés dans des conditions inhumaines. Mon inspiration vient que je regarde énormément les reportages à la télévision et j’assiste en direct à la destruction de nos relations humaines et c’est dans cette détrèsse que je puise mes réflexions .
© copyright Philippe Bourguet
WeLovePhoto : Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?
Elle vient que notre profession est en difficulté et qu’il faut des nouveaux débouchés et le livre en fait partie. Je ne recherche pas forcément la qualité de l’image mais bien le message qu’elle pourra transmettre à travers l’oeil de l’objectif mais aussi la patience et le respect des gens qui sont photographiés. La construction du livre est un grand moment de satisfaction, l’élaboration et la mise en page et le choix des photos est parfois difficile car vous devez choisir et de faire le bon choix qui est pas facile. L’auto-édition c’est surtout que vous contrôler l’élaboration de votre livre mais surtout vous savez combien vous rapportera le livre. J’ai eu une très mauvaise expérience avec un éditeur et donc aujourd’hui je suis très content de l’auto-édition. Une recommandation, la patience et d’offrir un prix raisonnable.
© copyright Philippe Bourguet
WeLovePhoto : Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?
La prochaine étape c’est une exposition reprenant une partie du contenu du livre mais un livre aussi sur la pauvreté et le droit à un boulot décent. Les prochains projets sont dans le monde de l’agriculture, les friches industrielles et la pauvreté aux coins de nos rues.
Il y a deux livres qui sont en préparation : Daniel Senesael – Un phénomène avec une préface de Gérard Depardieu et Le double visage d’Arcelor Mittal – La bataille des syndicats face au géant Mittal.
Biographie de l’auteur :
Né en 1964, dès mon plus jeune âge, j’ai développé un vif intérêt dans les images. J’ai fait mes premiers pas dans le domaine du journalisme à Bruxelles, en travaillant comme journaliste pour un quotidien belge. En 2009, retour vers la photographie ma grande passion. Je me passionne pour la politique et découvre les coulisses des élections de 2009. Je deviens la même année photographe de presse free-lance . En 2012, je photographie Elio Di-Rupo lors d’un baiser qui fera le buzz en Belgique. Et depuis peu les conflits en Tunisie, Libye et la Syrie. Depuis 2012, je développe ma propre structure de vente avec bePress Photo Agency qui permet une nouvelle approche de l’image avec une meilleure maîtrise des outils de communication visuelle.
En effet, en combinant le processus créatif et la réflexion stratégique, des visuels impactants qui transmettent des valeurs et véhiculent des émotions.
son site : bePress Photo Agency
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Rivages Atlantiques : une belle découverte que nous vous proposons sur WeLovePhoto :
Renaud Spitz, photographe autodidacte réalise de superbes compositions épurées des rivages de l’Ile d’Oléron. En forçant volontairement la surexposition, il crée ses oeuvres avec une parfaite harmonie au rendu aquarelle.
Invitation au voyage et à la rêverie devant les espaces infinis de cette Ile à l’intensité lumineuse unique: Bravo l’artiste !

WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?
J’ai toujours été attiré par la photographie. J’ai eu mon premier appareil réflex vers 16 ans. La prise de vue mais aussi le tirage argentique au labo m’ont vite conquis.
Dans les années 70, le droit à l’image n’était pas un problème pour ce que l’on appelle aujourd’hui la Street photographie. Je me suis essayé dans les rues de Paris, au Bois de Boulogne, le long de la Seine, mes références de l’époque se nommaient Doisneau, Cartier Bresson, M. Franck, G. Le Querrec et plus tard R. Depardon.
Je restais aussi fasciné par l’école des reporters de guerre et parcourais, avide, le magazine Reporter Objectif.
Je n’ai pas décidé d’en faire mon métier ni d’en vivre, je suis donc resté un amateur autodidacte. Chimiste de formation, les pigments, la colorimétrie m’ont amené à la maison mère d’Ilford et du Cibachrome dans les années 80.
Aujourd’hui, bien d’autres photographes m’inspirent car les expositions, les possibilités d’internet permettent de visionner beaucoup de photographies au travers des sites personnels ou d’édition ainsi que par les banques d’images.
Pour réaliser la série de photos pour ce livre, j’ai utilisé un réflex plein format, un zoom trans-standard et un zoom téléobjectif lumineux. Toutes les photos sont prises en raw et sont surexposées à la prise de vue.
WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?
Ce projet a muri plusieurs années pour devenir une évidence dès les premières photos. L’objectif est de présenter une série cohérente de photographies sortant de la carte postale avec la volonté de provoquer un sentiment de sérénité et de douceur de vivre chez le lecteur.
Je voulais montrer des espaces larges où les figures humaines semblent perdues entre ciel et terre. Pour qui connaît l’intensité lumineuse de l’Ile d’Oléron, la surexposition des photographies devenait une évidence.
WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?
Pour un photographe, trois principaux moyens de présenter son travail s’offrent à lui, sur le web via un site personnel ou une banque d’image, au travers d’expositions et finalement par l’édition d’un livre. Chaque moyen a ses avantages et inconvénients, le site web est facile à modifier mais demande une attention régulière pour l’animer, par contre, un écran ne remplace pas un beau tirage sur papier Fine Art. L’exposition représente un investissement important si on le ramène au temps de l’exposition mais permet de présenter des œuvres dans des grands formats non accessibles par les autres moyens. Enfin le livre est pérenne, idéal pour présenter une série cohérente, il offre la possibilité de maitriser l’ordre des photos, le texte, la mise en page et de plus en plus un choix de papier adapter au sujet.
La création d’un livre nécessite de partir d’une série de photos. A mon sens, ne pas hésiter à éliminer les photos plus faibles, mieux vaut être sélectif, exigeant. Construire un chemin de fer et laisser décanter, puis revenir sur la sélection, l’ordre.
Rivages Atlantiques n’est pas le premier livre. J’avais publié un premier ouvrage Lumières Atlantiques qui reprenait l’ensemble des photographies exposées pendant un mois dans une Galerie à Mulhouse puis sur l’Ile d’Oléron ou les photos ont été prises. Seulement cet exposition comportait des photos autres que surexposées et cela ne donnait pas cette homogénéité pour un livre. D’où l’édition d’un catalogue d’expo et d’un livre de photos surexposées cohérentes dans Rivages Atlantiques. Un autre point important dans la construction de l’ouvrage est le choix du papier. Proche de papier utilisé pour l’exposition le papier ProLine de Blurb donne un rendu très proche des plus beaux papiers Fine Art non texturés actuels.
WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?
Il est prévu mi-novembre, pour une durée d’un mois une exposition d’une trentaine de photographies faites à Cuba fin 2013 dans l’agence Voyageurs du Monde de Strasbourg.
Concernant les projets de livres, j’envisage la réalisation d’un livre sur Cuba reprenant les photographies de l’exposition. Chaque photo sera accompagnée d’un texte issu d’extrait d’un livre écrit par un journaliste ayant vécu plusieurs années à La Havane.
Enfin je suis à la recherche d’un éditeur pour mon livre Rivages Atlantiques afin d’en faire baisser le prix de revient et le diffuser plus largement.
Pour plus d’info sur Renaud Spitz : www.renaud-spitz.fr

EXPOSITIONS
2014 En préparation Exposition Agence Voyageur du Monde Strasbourg Photographies de Cuba
2014 « Les Ateliers Ouverts » à Mulhouse : Photographies autour d’une exposition à La Filature de Olivier Roller
2013 Avec « COLLECTIFSEPT » « Légendes » au Lézart Colmar
2013 « Les Ateliers Ouverts » à Mulhouse : Photographies du Rajasthan et sélection Lumières Atlantiques
2013 Exposition Galerie Hors Champs Mulhouse Photographies du Cambodge avec « COLLECTIFSEPT »
2013 Exposition Agence Voyageurs du Monde Strasbourg Photographies du Rajasthan
2012 Exposition Galerie Hors Champs Mulhouse « Lumières Atlantiques »
2012 Exposition Saint Denis d’Oléron « Lumières Atlantiques »
PUBLICATIONS
2014 Livre « Rivages Atlantiques » Edition Blurb
2013 Livre « Légendes » Edition Pixart Printing
2013 Livre « Rajasthan » Edition Blurb
2012 Livre « Lumières Atlantiques » Edition Blurb
PRIX
Divers 1er prix concours photographiques individuels ou collectifs
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Antoine Tatin est un photographe autodidacte né en 1977 et originaire des Sables-d’Olonne. Photographe humaniste et paysagiste, il auto-édite son premier livre « Front de mer« , composé de superbes photographies des paysages littoraux qui lui rappel sa plus tendre enfance. A travers ses images, on y ressent tant de la douceur, de la rêverie, et parfois de l’ironie. Antoine Tatin nous présente des scènes de vie qui sortent vraiment de l’ordinaire ! La volonté de l’auteur est de retranscrire au mieux les atmosphères rencontrées lors de ses balades le long du littoral.
WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?
Je suis auteur-photographe depuis 2006, et j’exerce la profession de photographe à titre exclusif depuis 2009. Je suis entré dans ce monde par le biais de la photo d’art, et progressivement, tout en menant un travail personnel (site web, expositions), je me suis formé à la photographie publicitaire et de portrait. J’ai aussi rejoint une agence photo de presse en 2011.
J’ai donc acheté mon premier réflex numérique en 2005, à une époque où je ne m’épanouissais pas suffisamment dans mes études (thèse d’anglais pour devenir prof à la fac). J’avais alors une idée très confuse de ce que j’allais pouvoir faire avec cet objet. Mon expérience se résumait tout au plus à quelques bobines de famille et des photos de voyage réalisées avec l’ancien réflex Minolta de mon père (lequel prenait un certain plaisir à faire des photos, d’ailleurs). J’éprouvais en fait une grande curiosité, une forme de fascination pour l’objet, couplées à une profonde envie de créer, de laisser s’exprimer ma sensibilité en images.
Mes influences, elles sont diverses, et je crois, un amalgame de visions parfois très différentes mais qui ont en commun une force, une émotion contenue, et qui cultivent à la fois un humanisme et un art de la distanciation (formelle, ironique) . Parmi les « grands », j’aime Depardon, Ronis, Parr. J’aime aussi beaucoup certains jeunes photographes un peu moins connus (je pense notamment à Jean-Luc Bertini et à sa série sur la Crimée) et de manière plus large l’approche contemporaine française du paysage. Parmi mes influences, il y a aussi indéniablement la littérature (celle des Etats-Unis, que j’ai étudiée – Carson Mc Cullers, Faulkner,…), la peinture (les réalistes américains), et je dirais même la musique pop anglo-saxonne (la tonalité de REM, des Smiths, dont je me suis très imprégné du rythme, d’une certaine langueur).
La série présentée dans l’ouvrage a été entièrement réalisée avec un boitier numérique Nikon et un zoom 17-55. J’aime déambuler « léger », en grand marcheur que je suis.
WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?
J’avais exposé une partie de ces images à trois reprises (en 2008, en 2010 et 2011). Chaque nouvelle exposition était un peu la suite et le développement de la précédente. Puis j’ai pris un peu de recul, pour me rendre compte que ces photos valaient bien un livre, et que ce livre viendrait clore ce premier cycle de mon travail, comme l’aboutissement d’une première étape de ma vie d’auteur ! J’ai pensé aussi que mes photos, dans leur cohérence, et aussi parce qu’elle possédaient selon moi une forme de littérarité, se prêtaient bien à l’objet livre, pour lequel j’ai toujours eu beaucoup d’admiration. C’était enfin une façon de les fixer sur un support une bonne fois pour toutes, d’échapper en quelque sorte au caractère éphémère des expositions.
Je ne sais pas si à travers ces images, je tente de véhiculer un « message ». C’est avant tout une sensibilité que j’exprime par leur biais. Je vois dans mes photos de la douceur, de la lenteur, de la contemplation, un peu d’amertume, un peu d’humour parfois. J’y parle peut-être un peu de la solitude ordinaire, de notre époque, tout en tentant d’y échapper un peu en créant des univers un peu suspendus, un peu rêvés, où le temps est comme étiré ; un peu de poésie en somme.
WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?
J’ai d’abord été très attentif à la qualité, à la sélection et à la cohérence des photos. Par exemple, j’ai pris soin d’éliminer des photos qui avaient une colorimétrie moins pastelle, plus saturée. J’ai tenu aussi à prendre en compte les avis qu’elles avaient recueillis, tout en tenant à me faire confiance par rapport à des choix plus osés ou à des photos qui avaient fait moins l’unanimité sur les réseaux sociaux ou sites de photo. Ensuite, je les ai disposées dans un ordre globalement assez aléatoire, pensant qu’elles fonctionnaient de toute manière sur le mode de l’écho, de la variation dans la ressemblance. L’évolution du livre, de ce point de vue, traduisait bien le sentiment d’éternité, d’immobilisme, que chacun pouvait éprouver à la vue de chaque photo considérée individuellement. Comme une petite musique lancinante, une fugue polyphonique, où chaque voix est autonome et en même temps fonctionne sur un mode répétitif. J’ai toutefois fait très attention à la manière dont chaque double page se présentait, en faisant en sorte que deux images d’une même double page s’harmonisent dans la tonalité, la couleur et le contraste. C’est l’une des rares contraintes formelles que je me suis imposée.
J’avais déjà consulté de très beaux ouvrages édités sur Blurb. Je me suis dit que ce pourrait être une première belle étape avant de trouver éventuellement par la suite un éditeur. L’outil Blurb est riche en potentialités, l’impression est de bonne qualité, et l’auto-édition permet une liberté totale de choix, d’écriture et de sélection.
A tous ceux qui voudraient se lancer dans cette aventure passionnante, je leur recommanderais juste, au préalable, de rêver leur livre, de l’avoir presque conçu mentalement avant de se lancer dans la création technique. Une fois l’image de son propre livre formée plus ou moins précisément dans l’esprit, le reste est plus ou moins une formalité.
WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?
Actuellement, je continue plus ou moins la longue série entamée (je ne sais plus qui disait que l’on passe sa vie à faire la même œuvre! Flaubert ?), avec quelques changements de forme et de tonalité aussi (format carré, couleurs plus chatoyantes, côté burlesque peut-être aussi plus appuyé). Certaines de mes images actuelles, plus dans l’esprit d’avant, s’inséreraient parfaitement dans une suite de Front de Mer. Mais je commence à me forger l’image mentale d’un prochain livre un peu différent, comme écrin à la série en cours et qui se développe de semaine en semaine.
Présentation d’Antoine Tatin, auteur photographe :
Je commence à m’intéresser sérieusement à la photographie en 2005, avec l’achat d’un premier réflex numérique. J’évolue alors en milieu urbain, à Nancy, et je suis très attiré par les lignes, les compositions architecturales rigoureuses. Je participe rapidement à un premier salon d’artistes où j’expose 5 images abstraites de mobilier urbain. Pendant cette période, je reviens de temps à autre aux Sables d’Olonne, la ville de mon enfance où j’aime particulièrement composer avec l’espace ouvert de la grande plage et un certain type de lumière. En 2008, en Lorraine, j’expose une première série de photographies monochromes & couleur ayant toutes pour sujet la plage et le front de mer des Sables d’Olonne. Les caractéristiques de mon travail actuel y sont déjà présentes : la solitude du promeneur de littoral y est montrée de façon poétique, graphique et parfois minimaliste. Je continue dès lors à associer regard urbain et regard littoral, et suite à mon retour en Vendée en 2009, je propose deux développements successifs à partir de la première série exposée en 2008 : en 2010 avec « Eloge de l’espace (de la plage) », et en 2011 avec « L’Espace comme un autre ». Après quelques années de travail et de recul, en 2014, j’auto-édite mon premier livre, Front de Mer, et je prépare un nouveau cycle d’expositions.
Pour en savoir plus sur Antoine :
> Site web : www.antoinetatin.fr
> Site pro : www.at-photographie.com
> Blog : http://www.atatinphotographie.wordpress.com
> Page Facebook : https://fr-fr.facebook.com/pages/Antoine-Tatin-photographe-auteur/151028771578634
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est lancée à soi-même ? Contrainte ou liberté ? C’est pourtant ce défi qu’a relevé Guillaume Romero en décidant de parcourir la région Alsace durant des mois.
Tel un archéologue de l’urbain, il est question à travers ce travail de montrer comment l’Homme agence ces petits espaces et ce qu’il en reste.
Véritable chasse au trésor, son expérience a permis de révéler la ville et ce que l’on oublie d’elle. Empruntant des chemins détournés voire cachés, ce jeune photographe s’est donné comme objectif à travers ce répertoire photographique, de mettre en lumière une multitude de constructions qui inévitablement témoignent de l’activité de l’Homme et de son Histoire.
L’habitable inhabité est une collection de photographies d’architectures en tous genres, habitables ou pas, qui invite le regardeur à emprunter un chemin, celui de la rêverie du promeneur solitaire. Pris dans des ambiances étranges, dans des balades romantiques voire déroutantes il nous est révélé une face cachée de la ville d’Alsace loin de l’image idéalisée que l’on peut se faire de ce territoire riche situé au cœur de l’Europe. Une soixantaine de clichés du photographe dévoile l’espace urbain tel un décor de théâtre où le temps semble s’être arrêté…
Notre interview avec Guillaume Romero
WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?

WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?
En 2013, tel un «archéologue de l’urbain», comme il se caractérise, il entreprend un inventaire des architectures et constructions de la région Alsace. Mon voyage m’a permis de constituer un répertoire d’architectures reflétant un phénomène d’accumulations de constructions insolites (formes, matériaux) On y perçoit aussi le sort qui leurs a été réservé au fil des années dans une urbanisation galopante et une mutation rapide des villes. Entre Histoire des Guerres Mondiales, architectures contemporaines, bâtiments culturels, résidentiels, industriels, toutes les constructions que j’ai inventorié dévoilent une diversité esthétique.
WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage?
Ce projet est un surprise. Je souhaitais réaliser un livre photo sur ma démarche pour en faire un Book et le présenter à des galeries, des concours, pour me présenter.
WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?
de son expérience de l’auto-édition et de son parcours unique de la conception de son livre « Sâdhus » à la création de sa propre maison d’édition.
WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie?
Comme beaucoup, je suis arrivé à la photographie par des chemins détournés. Je me définis comme un autodidacte et, si cette passion m’anime depuis l’enfance, ce n’est qu’à 27 ans que j’ai vraiment décidé d’en faire mon métier. C’est en 2005, à l’issue de mon premier voyage en Inde, que je me professionnalise en adhérant à l’Agessa. A mon retour, j’anime sur Nice TV la chronique photo du magazine Cultures Nice dont l’objet est d’illustrer la ville de Nice en images. Ma première chronique me vaudra d’exposer ma série « Mamac Walk » au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice.
En 2006, je réalise mon premier projet d’envergure en collaboration avec l’artiste plasticienne Sab Ji. Nous avons parcouru le nord du sous-continent indien durant 6 mois afin de réinterpréter au travers des rencontres et de la mythologie indienne le cours du fleuve Sarasvati, un fleuve mythique aujourd’hui disparu. Ce projet sera finaliste de la première édition de la bourse du voyageur Lonely Planet et lauréat d’un Défi Jeunes. Fujifilm France, la Caisse d’Epargne, Lonely Planet, la ville de Cannes seront partenaires du projet.
L’année 2009 commence avec un nouveau voyage en Inde. J’y réalise une série de portraits de buveurs de thé dans les rues de Bénarès et surtout les premières images du projet Sâdhus avec mon ami photographe JC Ecrement. Ces dernières années, j’ai réalisé de nombreuses expositions parmi lesquelles : « Mamac Walk » au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice, Sarasvati Déesse des Arts au Musée des Arts Asiatiques de Nice, « Vive (la) République! », une expo outdoor en très grand format réalisée avec la ville de Cannes. Mon travail a également été présenté à l’Espace Pierre Cardin à Paris, au Musée de la photographie de Mougins et dans des festivals.
J’ai obtenu plusieurs prix photo, notamment pour la série Sâdhus qui a été récompensée par le « Prix Lucien Clergue » en 2011 et le « Grand Prize Winner » au « Best Blurb Book Contest » en 2009 à San Francisco.
En Novembre 2013, je publie mon livre : « Sâdhus« . Il s’agit de ma deuxième publication après « Vive (la) République ! », un ouvrage édité par la Ville de Cannes. Je vis et travaille sur la Côte d’Azur. Je partage mon activité entre prises de vues commerciales et projets artistiques personnels.
weLovePhoto – Quand avez-vous commencé et pourquoi?
Pour l’anecdote, j’ai eu mon premier appareil photo lors de ma communion : c’était un compact Canon argentique. C’est vers 14 ans que je développe mes premiers films noir et blanc avant de m’intéresser sérieusement au labo argentique quelques années plus tard. Adolescent, je photographiais mon quotidien, celui de ma famille, de mes amis. Je ne croyais pas pouvoir en vivre et je n’avais pas de photographe dans mon environnement proche. J’ai donc écouté les phrases du type « c’est difficile de vivre de sa passion ». Disons que je n’avais pas confiance en moi… J’ai donc passé un bac Scientifique. Ne sachant que faire après, je me suis inscrit en fac de géographie puis j’ai fait des études de commerce. Diplômé, je me suis inscrit en fac d’Art Plastique à Paris VIII au département Photographie mais la fac n’était pas pour moi et je n’ai pas continué au delà du DEUG. Ensuite, il a fallut travailler, ce que j’ai toujours fait étant donné la passion coûteuse qu’est la photographie. Finalement, la « révélation » m’est venue en 2004 au cours d’un voyage de 6 mois en Inde. Celui-ci devait durer deux mois et je l’ai prolongé autant que je le pouvais.
WeLovePhoto – Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus?
Je dois concéder que mes références en arrivant à Paris VIII pouvaient faire sourire mes profs : je me suis toujours senti proche des photographes humanistes et je ne manquais pas de me référer à Cartier Bresson et Doisneau. Pour les plus contemporain, Reza et Sebastao Salgado. Steeve Mc Curry, Eric Valli et Olivier Folmi pour les photographes voyageurs. Cette période universitaire aura eu le grand intérêt de m’ouvrir des champs inconnus sur la photographie plasticienne et conceptuelle. Je pense que ma première gifle photographique a été la découverte du travail de Michael Ackerman sur Bénarès : « End Time City ». Pour en citer d’autres il y a le travail de Fazal Sheikh sur les veuves de Vrindavan, « Le Don » de Giorgia Fiorio, les travaux de Pieter Hugo sur l’Afrique, les portraits au daguerréotype de Quinn Jacobson, l’étrange japon de Daido Moriyama et bien entendu la série « In the American West » de Richard Avedon… J’ai récemment rencontré Sabine Weiss lors d’une exposition commune à Cogolin et je me suis réellement senti petit à côté de cette grande Dame de la photographie. Elle appartient à la génération de Doisneau et de Willy Ronis mais quelle fraicheur et surtout quelle belle personne.
WeLovePhoto – Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?
La série Sâdhus a débuté en février 2009 et je ne disposais pas encore d’un réflex plein format. C’est donc avec mon Nikon D300 que j’ai réalisé ces images. Je me suis limité à l’emploi d’un seul objectif : un 50mm F1,4. Les avantages de ce couple boîtier/objectif sont nombreux. Tout d’abord la légèreté et la compacité, je n’aime pas les dispositifs trop impressionnants. Ce dernier doit être un trait d’union entre le sujet et le photographe, alors autant éviter le superflu. De plus, au format DX, en raison de la taille du capteur, le 50mm devient l’équivalent d’un 75mm en plein format. C’est-à-dire une excellente focale de portrait, extrêment piquée. L’avantage est qu’en équivalent plein format, le 85mm F1,4 est cinq fois plus cher et la mise au point à 85cm du sujet ne permet pas certains close-up sur les visages ou les mains par exemple. La distance de mise au point pour l’objectif nikkor 50mm F1,4 est de 50cm seulement.
Le fond photographique est fabriqué sur place avec les moyens du bord à l’aide de tissu, de bois, de ficelle et de pincettes de maçon. L’ensemble des images sont réalisées à l’ombre et en lumière naturelle. Ce studio photo nomade m’a permis d’aller à la rencontre des Sâdhus et de réaliser les images sur le lieu même de mes rencontres. J’ai toujours été assisté par un ami qui m’aidait en tenant le fond quand il n’y avait pas de mur sur lequel s’appuyer par exemple. J’ai également emmené un reflecteur qui m’a davantage servi à obtenir l’ombre souhaitée en masquant la lumière directe qu’à déboucher les visages.
WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ?
La série a été réalisée lors de trois voyages en Inde entre 2009 et 2011 dans les cités saintes de Bénarès, puis d’Haridwar (dans le cadre de la Maha Kumbh Mela – le plus grand rassemblement religieux au monde) et enfin, sur l’île sacrée d’Omkareshwar.
Voilà des années que je m’intéresse à la dimension spirituelle et mythologique de l’Inde au travers de projets photographiques, je privilégie toujours la rencontre au dispositif technique. Cette série est née du désir de montrer ces individus qui ont fait le choix d’une voie différente, que l’on peut croire inverse à la marche du monde. Je les ai côtoyés sans les idéaliser et dans le respect de leur quête de sagesse, sagesse dont j’essaie de saisir l’essence. Bien que peu d’ouvrages leur soient consacrés, les sâdhus sont très photographiés et sont devenus des icônes de l’Inde contemporaine et touristique. J’ai constaté qu’ils étaient systématiquement représentés dans le contexte du quotidien ou du rituel. J’ai donc orienté mon travail vers une logique de studio, afin de faire passer l’environnement immédiat du sujet dans le hors champ.
WeLovePhoto – Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?
J’ai une très belle histoire d’amour avec l’Inde. Ce pays est pour moi une véritable synthèse de l’humanité. Certes, on y trouve le pire mais surtout le meilleur.
Il y a également ce que l’on pourrait appeler ma quête personnelle : Il est vrai que j’aurais pu être diplômé d’une école de commerce et faire tout autre chose aujourd’hui… Ma rencontre avec l’Inde a été déterminante dans mes choix et j’essaie de partager un peu de cette sagesse indienne qui m’a tant inspirée à travers mes images et par l’écriture. Dans le livre, je raconte des histoires de rencontres, des chemins de vies, des anecdotes. Les textes et la mise en page sont très importants car je ne voulais pas que le livre soit un simple catalogue d’images comme il en existe tant.
Dépouiller ces portraits de leur aspect « pittoresque » met en relief la singularité de l’individu et recentre le spectateur sur leurs regards. Ce dernier est alors en face à face avec le sujet, et s’il y est disposé, avec lui-même…
WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre?
Dans la conception de mon livre, les prises de vues ne représentent qu’une petite part de la globalité du projet. Si les voyages s’échelonnent sur trois années, chaque phase de prises de vues n’a représenté que trois semaines à un mois maximum.
Le prix Blurb obtenu en 2009 a été un incroyable encouragement à continuer le projet. Néanmoins, il m’aura fallut beaucoup de volonté et d’abnégation pour aboutir au livre. En tant que photographe, à un moment donné la question se pose : faut-il investir son temps et son argent dans de nouveaux projets ou bien en finaliser un jusqu’au bout?
Dans cette aventure on en vient assez rapidement à tout faire soi-même pour des raisons évidentes de moyens financiers et matériels. Je me suis donc découvert webdesigner, graphiste, chromiste, maquettiste, attaché de presse, éditeur, commercial,… Sans parler du travail de distribution que j’évoquerai plus loin…Mener à bien un projet d’édition coûte non seulement très cher mais demande beaucoup de temps.
WeLovePhoto – Quels sont les critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage?
Avant d’aboutir à la maquette finale, il y a eu plusieurs versions du livre. Finalement, j’ai décidé de repartir de zéro lorsque j’ai réalisé la version définitive.
J’ai souhaité une mise en page simple et dynamique : J’ai alors créé 5 à 6 feuilles de styles ainsi que quelques variantes.
Dans le cadre du projet, plus de 110 Sâdhus ont été photographiés puis interviewés. J’avais à cœur de mettre en avant les plus belles rencontres en racontant ces histoires. Les textes ont pris beaucoup d’importance dans la version finale et viennent rythmer la mise en page. Il y a également une quinzaine de citations de sagesse indienne soigneusement choisies. J’ai voulu faire de ce livre un bel objet de partage, c’est pourquoi celui-ci est bilingue français/anglais.
J’ai sciemment écarté certaines bonnes images de la sélection car je voulais préserver l’équilibre de la maquette. Celle-ci devait donner l’envie au lecteur de lire jusqu’au bout mais aussi, lui suggérer plusieurs lectures possibles : images seules, textes seuls, les deux associés…
La préface de mon livre est signée par Patrick Levy. Ecrivain des spiritualités du monde il est l’auteur de «SÂDHUS, Un voyage initiatique chez les ascètes de l’Inde ». Suite à la lecture de son roman, j’ai absolument tenu à le rencontrer. C’est ainsi qu’est née la préface de mon livre et que Patrick est devenu un ami. Il faut oser frapper aux portes !
WeLovePhoto – Pourquoi L’auto-édition?
Je souhaitais trouver un éditeur mais il est déjà extrêmement compliqué d’arriver à rencontrer une personne physique. J’ai compris que de réaliser des maquettes à plus de 100 euros pièce sur internet pour envoyer aux différentes maisons d’édition ne porterait pas ses fruits. Même si l’on m’éditait, cela me permettrait tout juste de prétendre à 5 ou 10% des ventes sans parler du risque de voir mon travail dénaturé par leurs choix éditoriaux.
C’est assez naturellement que j’ai entrepris de créer ma maison d’édition et d’éditer moi même mon livre. C’est la raison pour laquelle l’année 2012 a été consacrée à des travaux commerciaux afin de disposer de suffisamment d’argent. En 2013, j’ai lancé sur la plateforme Kisskissbankbank le projet en financement participatif. La campagne a été un grand succès puisque j’ai doublé mon objectif de collecte, sans parler des souscriptions perçues en direct.
Je me suis également beaucoup renseigné en présentant ma maquette de livre à des gens du monde de l’édition, des artistes ou des photographes. Cette étape a été déterminante puisque le format du livre est passé de 30x30cm à 22x22cm. C’est ainsi que j’ai opté pour un format plus petit et compris la nécessité d’en faire un bel objet qui soit le plus personnel possible. J’ai écris des textes d’accompagnement afin que le livre ne soit pas un simple catalogue d’images. Bien entendu, j’ai moi-même réalisé la maquette.
Dans un marché de l’édition en crise, la prise de risque doit être minimale et l’ouvrage doit s’adapter à un contexte général difficile où le nombre de titre se multiplie. J’en ai malgré tout fait imprimer 1200ex dont 100 en série numérotée et signée, ce qui est beaucoup pour un premier ouvrage. Le succès de la souscription m’a permis de faire imprimer le livre en France, ce qui a un réel surcoût. J’ai choisi l’imprimerie Escourbiac à Graulhet près de Toulouse. Tout d’abord parce qu’il s’agit d’une entreprise à taille humaine avec une grande qualité d’écoute et d’accompagnement mais aussi parce que cette entreprise est très connue dans le monde de la photo. Pour les noir et blanc, ils proposent de magnifiques impressions en bichromie. Une fois le livre terminé, j’ai réceptionné deux énormes palettes de cartons, soit une tonne de livre ! C’est dans la distribution que se situe le vrai challenge du livre auto-édité. J’ai réussi à le faire référencer à la Fnac mais il faut savoir que c’est à l’éditeur (moi en l’occurrence) de démarcher les magasins Fnac un par un pour qu’ils commandent le livre. L’ouvrage est sorti en novembre 2013. Je me suis alors lancé dans une course contre la montre pour construire un réseau de distribution et organiser des séances de signatures avant Noël.
Autant dire Je n’ai pas eu de jours de repos entre le travail de mise en page et d’écriture du mois d’aout 2013 et la fin décembre.
WeLovePhoto – Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?
– De bien réfléchir à son projet et à ses motivations car faire un livre est un véritable parcours du combattant qui peut également s’avérer être un gouffre financier.
– Il ne faut pas hésiter à se remettre en question, surtout si une première maquette existe déjà : parfois le fait de tout reprendre à zéro peut être une solution.
– Il faut être le plus objectif possible. Vous n’allez pas éditer 3000 exemplaires de votre livre s’il sort cinq livres par an sur la même thématique. Si le sujet est largement traité en édition, qu’est-ce que votre livre apporte de nouveau ?
– Souvent, les travaux les plus sincères qui ne sont pas réalisés dans une optique mercantiliste trouvent leur public.
– Un tirage de 500ex est déjà un projet ambitieux ! Réaliser une petite série de 100 ou 200 peut-être une bonne solution qui permet de se faire connaître et évite le stockage et les coûts de distribution.
On ne fait pas un livre pour faire de l’argent, même si l’on vend tout, on ne touche pas de salaire sur le temps passé, les marges des distributeurs sont de 35% en moyenne et jusqu’à 40% voire 50% pour les grands groupes… Vendre son livre en direct est une bonne solution mais demande encore davantage de temps et nécessite d’être vu par le public.
– Attention au tarif de vente de votre livre. Trop cher, il ne se vendra pas et s’il ne l’est pas assez, vous pourriez y être de votre poche.
– Imprimer à l’étranger peut être une solution même si je ne la recommande pas. S’il est vrai qu’il y a également de très bons imprimeurs en Espagne et en Italie, pensez tout de même aux frais liés au voyage sur place, aux problèmes de communication avec les techniciens dont vous ne parlez pas la langue, à l’acheminement des livres de l’étranger jusqu’à votre lieu de stockage. Et puis surtout, qu’en est-il si votre travail est mal imprimé? La déception sera immense mais il sera trop tard !
– Si je dois rééditer demain, je choisirai le même imprimeur.
– Renseignez-vous également sur l’ISBN et le dépôt légal.
WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos?
Une fois le livre en vente, j’aurais envie de dire qu’il faut encore l’accompagner comme on élèverait son enfant. Je me trouve encore dans cette dernière phase. Je me pose également la question de la réédition car le livre a très bien marché en très peu de temps. Je dirais qu’à ce stade, il faut savoir si l’on veut être éditeur ou photographe. Faire un livre demande beaucoup de temps même si celui-ci est une réussite en terme financier et ce temps accordé au livre éloigne de l’appareil photo et des voyages…
Par ailleurs, j’ai plusieurs idées de projets. Tout d’abord sur des thématiques locales car j’estime que voyager, c’est avant tout une manière de voir. Nous avons des trésors à découvrir dans notre quotidien que nous ne voyons pas par manque de présence ou du simple fait de l’habitude. Je ne peux malheureusement en dire plus car les séries en projet ne sont pas encore débutées…
Je souhaite également continuer à m’intéresser au portrait autour des questions de la spiritualité et de l’individu. J’aime bien l’idée de dégager l’universel et la singularité de l’individu au travers d’un travail sur la religion, le spirituel voire le mystique. Il n’y a pas que les sâdhus… Des destinations ? Pourquoi pas les Chamans de Sibérie ou d’Amérique du Sud. Les soufis dans le monde musulman.
WeLovePhoto – Des projets de nouveaux livres?
En 2011, j’ai réalisé un voyage de 600km à pieds en solitaire dans l’Himalaya afin d’aller plus loin dans ma démarche. Je suis parti de Rishikesh pour rejoindre les sources du Gange. J’ai voyagé avec les Sâdhus rencontrés en chemin, dormis dans des ashrams et parfois à la belle étoile. Les images issues de ce voyage pourraient bien faire l’objet d’un nouveau livre, la série s’appelle « Yatra » (pèlerinage en hindi).
J’ai également une autre maquette de prête avec ma série « Street Masala » sur les buveurs de thé de Bénarès. Je me répète mais faire un livre éloigne de l’appareil photo et des voyages…
Olivier Remualdo, 36 ans, est un photographe autodidacte passionné, un amoureux de l’Inde et des belles rencontres. Après des études de commerce à Cannes et d’Arts Plastiques à l’université Paris VIII, il commence à voyager en Europe, en Amérique et en Asie. C’est en 2004 qu’il se rend en Inde pour la première fois, une véritable révélation pour le photographe qui depuis, n’a de cesse d’y retourner.
Il est l’auteur du livre « Sâdhus, les hommes saints de l’hindouisme ».
Le regard photographique d’Olivier Remualdo nous entraîne vers une série de portraits atypiques, profonds et fascinants. Réalisés entre 2009 et 2011, ces portraits de Sâdhus ne se limitent pas au simple catalogue d’images. Il s’agit d’anecdotes et de récits de rencontres fondés sur des échanges véritables, le reflet d’une expérience authentique où il a su créer des liens avec des êtres au mode de vie si différent du notre et dont le quotidien est tourné vers la spiritualité. Ils lui ont offert de capter leurs regards et leurs attitudes, avec la promesse désormais accomplie de les partager au retour du voyage. Olivier Remualdo est également l’auteur de l’ensemble des textes auxquels il a associé des citations de sagesse indienne.
Cet amoureux du noir et blanc a toujours placé l’humain au cœur de ses préoccupations. Il a présenté ses travaux à l’Espace Pierre Cardin à Paris, au MAMAC et au Musée des arts Asiatiques de Nice, ainsi que dans de nombreuses expositions.
Le projet Sâdhus été primée à plusieurs reprises : la première maquette du livre a été élue « Grand Prize Winner » au « Best Blurb Book Contest » (USA) dans la catégorie voyage (2009). Olivier Remualdo a été récompensé par le prix Lucien Clergue 2011 dans le cadre du Sept Off à Nice.
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Le regard photographique d’Olivier REMUALDO nous entraîne vers une série de portraits atypiques, profonds et fascinants. Ces portraits de Sâdhus ne se limitent pas au simple catalogue d’images. Il s’agit d’anecdotes et de récits de rencontres fondés sur des échanges véritables, le reflet d’une expérience authentique où il a su créer des liens avec des êtres au mode de vie si différent du nôtre, dont le quotidien est tourné vers la spiritualité. Ils lui ont offert de capter leurs regards et leurs attitudes. A travers cet ouvrage, Olivier REMUALDO honore sa promesse de les partager au retour de ses voyages.
Débuté en 2009, le projet Sâdhus est un travail au long cours : trois voyages furent nécessaires au photographe français autodidacte pour réaliser cette galerie de portraits de moines errants hindous. En Hindi, le terme Sâdhu signifie littéralement saint homme. Ces ascètes aspirent à l’éveil spirituel en se détachant du monde matériel. On estime leur nombre à plus de 5 millions en Inde. La spécificité de son approche est de se différencier de la représentation pittoresque généralement faite de ces hommes. Olivier Remualdo les photographie sur le lieu même de ses rencontres, à l’aide d’un fond de studio photo artisanal fabriqué sur place. Par ce procédé, il souhaite offrir au spectateur la possibilité de poser un regard centré sur l’individu, en dehors des codes visuels établis…
Au cours de ces trois voyages plus de 110 Sâdhus ont été photographiés et interviewés, des centaines rencontrés… La démarche d’Olivier Remualdo se veut la plus sincère possible. On ressent à travers les images de son livre Sâdhus qu’il s’agit bien de véritables rencontres et du désir de partager cette sagesse indienne au travers cette magnifique série de portraits.
Le livre Sâdhus a été lauréat du « Grand Prize Winner » au Blurb Best Book Contest.
Pour plus d’info sur l’auteur :
Pour acheter le livre :
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dansés. Rodolphe nous présente aujourd’hui sa démarche artistique et technique de prises de vues sur les contours du corps en mouvement ou en poses gracieuses ainsi que son parcours d’auteur qui a choisi l’auto-édition :
WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?