Témoignage d’Olivier Remualdo, auteur du livre  » Sâdhus « 

Olivier Remualdo, photographe français passionné de la rencontre humaine, nous témoigne 9_O_Remualdo_bassedefde son expérience de l’auto-édition et de son parcours unique de la conception de son livre « Sâdhus » à la création de sa propre maison d’édition.

WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? 

Comme beaucoup, je suis arrivé à la photographie par des chemins détournés. Je me définis comme un autodidacte et, si cette passion m’anime depuis l’enfance, ce n’est qu’à 27 ans que j’ai vraiment décidé d’en faire mon métier. C’est en 2005, à l’issue de mon premier voyage en Inde, que je me professionnalise en adhérant à l’Agessa. A mon retour, j’anime sur Nice TV la chronique photo du magazine Cultures Nice dont l’objet est d’illustrer la ville de Nice en images. Ma première chronique me vaudra d’exposer ma série « Mamac Walk » au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice.
En 2006, je réalise mon premier projet d’envergure en collaboration avec l’artiste plasticienne Sab Ji. Nous avons parcouru le nord du sous-continent indien durant 6 mois afin de réinterpréter au travers des rencontres et de la mythologie indienne le cours du fleuve Sarasvati, un fleuve mythique aujourd’hui disparu. Ce projet sera finaliste de la première édition de la bourse du voyageur Lonely Planet et lauréat d’un Défi Jeunes. Fujifilm France, la Caisse d’Epargne, Lonely Planet, la ville de Cannes seront partenaires du projet.

L’année 2009 commence avec un nouveau voyage en Inde. J’y réalise une série de portraits de buveurs de thé dans les rues de Bénarès et surtout les premières images du projet Sâdhus avec mon ami photographe JC Ecrement. Ces dernières années, j’ai réalisé de nombreuses expositions parmi lesquelles : « Mamac Walk » au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice, Sarasvati Déesse des Arts au Musée des Arts Asiatiques de Nice, « Vive (la) République! », une expo outdoor en très grand format réalisée avec la ville de Cannes. Mon travail a également été présenté à l’Espace Pierre Cardin à Paris, au Musée de la photographie de Mougins et dans des festivals.

J’ai obtenu plusieurs prix photo, notamment pour la série Sâdhus qui a été récompensée par le « Prix Lucien Clergue » en 2011 et le « Grand Prize Winner » au « Best Blurb Book Contest » en 2009 à San Francisco.

En Novembre 2013, je publie mon livre : « Sâdhus« . Il s’agit de ma deuxième publication après « Vive (la) République ! », un ouvrage édité par la Ville de Cannes. Je vis et travaille sur la Côte d’Azur. Je partage mon activité entre prises de vues commerciales et projets artistiques personnels.

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weLovePhoto – Quand avez-vous commencé et pourquoi?  

Pour l’anecdote, j’ai eu mon premier appareil photo lors de ma communion : c’était un compact Canon argentique. C’est vers 14 ans que je développe mes premiers films noir et blanc avant de m’intéresser sérieusement au labo argentique quelques années plus tard. Adolescent, je photographiais mon quotidien, celui de ma famille, de mes amis. Je ne croyais pas pouvoir en vivre et je n’avais pas de photographe dans mon environnement proche. J’ai donc écouté les phrases du type « c’est difficile de vivre de sa passion ». Disons que je n’avais pas confiance en moi… J’ai donc passé un bac Scientifique. Ne sachant que faire après, je me suis inscrit en fac de géographie puis j’ai fait des études de commerce. Diplômé, je me suis inscrit en fac d’Art Plastique à Paris VIII au département Photographie mais la fac n’était pas pour moi et je n’ai pas continué au delà du DEUG. Ensuite, il a fallut travailler, ce que j’ai toujours fait étant donné la passion coûteuse qu’est la photographie. Finalement, la « révélation » m’est venue en 2004 au cours d’un voyage de 6 mois en Inde. Celui-ci devait durer deux mois et je l’ai prolongé autant que je le pouvais.

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WeLovePhoto – Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus?

Je dois concéder que mes références en arrivant à Paris VIII pouvaient faire sourire mes profs : je me suis toujours senti proche des photographes humanistes et je ne manquais pas de me référer à Cartier Bresson et Doisneau. Pour les plus contemporain, Reza et Sebastao Salgado. Steeve Mc Curry, Eric Valli et Olivier Folmi pour les photographes voyageurs. Cette période universitaire aura eu le grand intérêt de m’ouvrir des champs inconnus sur la photographie plasticienne et conceptuelle. Je pense que ma première gifle photographique a été la découverte du travail de Michael Ackerman sur Bénarès : « End Time City ». Pour en citer d’autres il y a le travail de Fazal Sheikh sur les veuves de Vrindavan, « Le Don » de Giorgia Fiorio, les travaux de Pieter Hugo sur l’Afrique, les portraits au daguerréotype de Quinn Jacobson, l’étrange japon de Daido Moriyama et bien entendu la série « In the American West » de Richard Avedon… J’ai récemment rencontré Sabine Weiss lors d’une exposition commune à Cogolin et je me suis réellement senti petit à côté de cette grande Dame de la photographie. Elle appartient à la génération de Doisneau et de Willy Ronis mais quelle fraicheur et surtout quelle belle personne.

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WeLovePhoto – Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?

La série Sâdhus a débuté en février 2009 et je ne disposais pas encore d’un réflex plein format. C’est donc avec mon Nikon D300 que j’ai réalisé ces images. Je me suis limité à l’emploi d’un seul objectif : un 50mm F1,4. Les avantages de ce couple boîtier/objectif sont nombreux. Tout d’abord la légèreté et la compacité, je n’aime pas les dispositifs trop impressionnants. Ce dernier doit être un trait d’union entre le sujet et le photographe, alors autant éviter le superflu. De plus, au format DX, en raison de la taille du capteur, le 50mm devient l’équivalent d’un 75mm en plein format. C’est-à-dire une excellente focale de portrait, extrêment piquée. L’avantage est qu’en équivalent plein format, le 85mm F1,4 est cinq fois plus cher et la mise au point à 85cm du sujet ne permet pas certains close-up sur les visages ou les mains par exemple. La distance de mise au point pour l’objectif nikkor 50mm F1,4 est de 50cm seulement.

Le fond photographique est fabriqué sur place avec les moyens du bord à l’aide de tissu, de bois, de ficelle et de pincettes de maçon. L’ensemble des images sont réalisées à l’ombre et en lumière naturelle. Ce studio photo nomade m’a permis d’aller à la rencontre des Sâdhus et de réaliser les images sur le lieu même de mes rencontres. J’ai toujours été assisté par un ami qui m’aidait en tenant le fond quand il n’y avait pas de mur sur lequel s’appuyer par exemple. J’ai également emmené un reflecteur qui m’a davantage servi à obtenir l’ombre souhaitée en masquant la lumière directe qu’à déboucher les visages.Capture d’écran 2014-04-27 à 18.59.36

WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ?

La série a été réalisée lors de trois voyages en Inde entre 2009 et 2011 dans les cités saintes de Bénarès, puis d’Haridwar (dans le cadre de la Maha Kumbh Mela – le plus grand rassemblement religieux au monde) et enfin, sur l’île sacrée d’Omkareshwar.

Voilà des années que je m’intéresse à la dimension spirituelle et mythologique de l’Inde au travers de projets photographiques, je privilégie toujours la rencontre au dispositif technique. Cette série est née du désir de montrer ces individus qui ont fait le choix d’une voie différente, que l’on peut croire inverse à la marche du monde. Je les ai côtoyés sans les idéaliser et dans le respect de leur quête de sagesse, sagesse dont j’essaie de saisir l’essence. Bien que peu d’ouvrages leur soient consacrés, les sâdhus sont très photographiés et sont devenus des icônes de l’Inde contemporaine et touristique. J’ai constaté qu’ils étaient systématiquement représentés dans le contexte du quotidien ou du rituel. J’ai donc orienté mon travail vers une logique de studio, afin de faire passer l’environnement immédiat du sujet dans le hors champ.Capture d’écran 2014-04-27 à 18.59.47

WeLovePhoto – Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?

J’ai une très belle histoire d’amour avec l’Inde. Ce pays est pour moi une véritable synthèse de l’humanité. Certes, on y trouve le pire mais surtout le meilleur.

Il y a également ce que l’on pourrait appeler ma quête personnelle : Il est vrai que j’aurais pu être diplômé d’une école de commerce et faire tout autre chose aujourd’hui… Ma rencontre avec l’Inde a été déterminante dans mes choix et j’essaie de partager un peu de cette sagesse indienne qui m’a tant inspirée à travers mes images et par l’écriture. Dans le livre, je raconte des histoires de rencontres, des chemins de vies, des anecdotes. Les textes et la mise en page sont très importants car je ne voulais pas que le livre soit un simple catalogue d’images comme il en existe tant.

Dépouiller ces portraits de leur aspect « pittoresque » met en relief la singularité de l’individu et recentre le spectateur sur leurs regards. Ce dernier est alors en face à face avec le sujet, et s’il y est disposé, avec lui-même…Capture d’écran 2014-04-27 à 18.59.57

WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre?

Dans la conception de mon livre, les prises de vues ne représentent qu’une petite part de la globalité du projet. Si les voyages s’échelonnent sur trois années, chaque phase de prises de vues n’a représenté que trois semaines à un mois maximum.

Le prix Blurb obtenu en 2009 a été un incroyable encouragement à continuer le projet. Néanmoins, il m’aura fallut beaucoup de volonté et d’abnégation pour aboutir au livre. En tant que photographe, à un moment donné la question se pose : faut-il investir son temps et son argent dans de nouveaux projets ou bien en finaliser un jusqu’au bout?

Dans cette aventure on en vient assez rapidement à tout faire soi-même pour des raisons évidentes de moyens financiers et matériels. Je me suis donc découvert webdesigner, graphiste, chromiste, maquettiste, attaché de presse, éditeur, commercial,… Sans parler du travail de distribution que j’évoquerai plus loin…Mener à bien un projet d’édition coûte non seulement très cher mais demande beaucoup de temps.

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WeLovePhoto – Quels sont les critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage?

 Avant d’aboutir à la maquette finale, il y a eu plusieurs versions du livre. Finalement, j’ai décidé de repartir de zéro lorsque j’ai réalisé la version définitive.

J’ai souhaité une mise en page simple et dynamique : J’ai alors créé 5 à 6 feuilles de styles ainsi que quelques variantes.

Dans le cadre du projet, plus de 110 Sâdhus ont été photographiés puis interviewés. J’avais à cœur de mettre en avant les plus belles rencontres en racontant ces histoires. Les textes ont pris beaucoup d’importance dans la version finale et viennent rythmer la mise en page. Il y a également une quinzaine de citations de sagesse indienne soigneusement choisies. J’ai voulu faire de ce livre un bel objet de partage, c’est pourquoi celui-ci est bilingue français/anglais.
J’ai sciemment écarté certaines bonnes images de la sélection car je voulais préserver l’équilibre de la maquette. Celle-ci devait donner l’envie au lecteur de lire jusqu’au bout mais aussi, lui suggérer plusieurs lectures possibles : images seules, textes seuls, les deux associés…

La préface de mon livre est signée par Patrick Levy. Ecrivain des spiritualités du monde il est l’auteur de «SÂDHUS, Un voyage initiatique chez les ascètes de l’Inde ». Suite à la lecture de son roman, j’ai absolument tenu à le rencontrer. C’est ainsi qu’est née la préface de mon livre et que Patrick est devenu un ami. Il faut oser frapper aux portes !4_Sâdhus_Livre_Remualdo_bassedef

WeLovePhoto – Pourquoi L’auto-édition?

Je souhaitais trouver un éditeur mais il est déjà extrêmement compliqué d’arriver à rencontrer une personne physique. J’ai compris que de réaliser des maquettes à plus de 100 euros pièce sur internet pour envoyer aux différentes maisons d’édition ne porterait pas ses fruits. Même si l’on m’éditait, cela me permettrait tout juste de prétendre à 5 ou 10% des ventes sans parler du risque de voir mon travail dénaturé par leurs choix éditoriaux.

C’est assez naturellement que j’ai entrepris de créer ma maison d’édition et d’éditer moi même mon livre. C’est la raison pour laquelle l’année 2012 a été consacrée à des travaux commerciaux afin de disposer de suffisamment d’argent. En 2013, j’ai lancé sur la plateforme Kisskissbankbank le projet en financement participatif. La campagne a été un grand succès puisque j’ai doublé mon objectif de collecte, sans parler des souscriptions perçues en direct.

Je me suis également beaucoup renseigné en présentant ma maquette de livre à des gens du monde de l’édition, des artistes ou des photographes. Cette étape a été déterminante puisque le format du livre est passé de 30x30cm à 22x22cm. C’est ainsi que j’ai opté pour un format plus petit et compris la nécessité d’en faire un bel objet qui soit le plus personnel possible. J’ai écris des textes d’accompagnement afin que le livre ne soit pas un simple catalogue d’images. Bien entendu, j’ai moi-même réalisé la maquette.

Dans un marché de l’édition en crise, la prise de risque doit être minimale et l’ouvrage doit s’adapter à un contexte général difficile où le nombre de titre se multiplie. J’en ai malgré tout fait imprimer 1200ex dont 100 en série numérotée et signée, ce qui est beaucoup pour un premier ouvrage. Le succès de la souscription m’a permis de faire imprimer le livre en France, ce qui a un réel surcoût. J’ai choisi l’imprimerie Escourbiac à Graulhet près de Toulouse. Tout d’abord parce qu’il s’agit d’une entreprise à taille humaine avec une grande qualité d’écoute et d’accompagnement mais aussi parce que cette entreprise est très connue dans le monde de la photo. Pour les noir et blanc, ils proposent de magnifiques impressions en bichromie. Une fois le livre terminé, j’ai réceptionné deux énormes palettes de cartons, soit une tonne de livre ! C’est dans la distribution que se situe le vrai challenge du livre auto-édité. J’ai réussi à le faire référencer à la Fnac mais il faut savoir que c’est à l’éditeur (moi en l’occurrence) de démarcher les magasins Fnac un par un pour qu’ils commandent le livre. L’ouvrage est sorti en novembre 2013. Je me suis alors lancé dans une course contre la montre pour construire un réseau de distribution et organiser des séances de signatures avant Noël.

Autant dire Je n’ai pas eu de jours de repos entre le travail de mise en page et d’écriture du mois d’aout 2013 et la fin décembre.1_Sâdhus_Livre_Remualdo_bassedef

WeLovePhoto – Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?

– De bien réfléchir à son projet et à ses motivations car faire un livre est un véritable parcours du combattant qui peut également s’avérer être un gouffre financier.

– Il ne faut pas hésiter à se remettre en question, surtout si une première maquette existe déjà : parfois le fait de tout reprendre à zéro peut être une solution.
– Il faut être le plus objectif possible. Vous n’allez pas éditer 3000 exemplaires de votre livre s’il sort cinq livres par an sur la même thématique. Si le sujet est largement traité en édition, qu’est-ce que votre livre apporte de nouveau ?
– Souvent, les travaux les plus sincères qui ne sont pas réalisés dans une optique mercantiliste trouvent leur public.
– Un tirage de 500ex est déjà un projet ambitieux ! Réaliser une petite série de 100 ou 200 peut-être une bonne solution qui permet de se faire connaître et évite le stockage et les coûts de distribution.
On ne fait pas un livre pour faire de l’argent, même si l’on vend tout, on ne touche pas de salaire sur le temps passé, les marges des distributeurs sont de 35% en moyenne et jusqu’à 40% voire 50% pour les grands groupes… Vendre son livre en direct est une bonne solution mais demande encore davantage de temps et nécessite d’être vu par le public.

– Attention au tarif de vente de votre livre. Trop cher, il ne se vendra pas et s’il ne l’est pas assez, vous pourriez y être de votre poche.
– Imprimer à l’étranger peut être une solution même si je ne la recommande pas. S’il est vrai qu’il y a également de très bons imprimeurs en Espagne et en Italie, pensez tout de même aux frais liés au voyage sur place, aux problèmes de communication avec les techniciens dont vous ne parlez pas la langue, à l’acheminement des livres de l’étranger jusqu’à votre lieu de stockage. Et puis surtout, qu’en est-il si votre travail est mal imprimé? La déception sera immense mais il sera trop tard !
– Si je dois rééditer demain, je choisirai le même imprimeur.

– Renseignez-vous également sur l’ISBN et le dépôt légal.5_Sâdhus_Livre_Remualdo_bassedef

WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape:  Quels sont vos prochains projets de photos?

Une fois le livre en vente, j’aurais envie de dire qu’il faut encore l’accompagner comme on élèverait son enfant. Je me trouve encore dans cette dernière phase. Je me pose également la question de la réédition car le livre a très bien marché en très peu de temps. Je dirais qu’à ce stade, il faut savoir si l’on veut être éditeur ou photographe. Faire un livre demande beaucoup de temps même si celui-ci est une réussite en terme financier et ce temps accordé au livre éloigne de l’appareil photo et des voyages…

Par ailleurs, j’ai plusieurs idées de projets. Tout d’abord sur des thématiques locales car j’estime que voyager, c’est avant tout une manière de voir. Nous avons des trésors à découvrir dans notre quotidien que nous ne voyons pas par manque de présence ou du simple fait de l’habitude. Je ne peux malheureusement en dire plus car les séries en projet ne sont pas encore débutées…

Je souhaite également continuer à m’intéresser au portrait autour des questions de la spiritualité et de l’individu. J’aime bien l’idée de dégager l’universel et la singularité de l’individu au travers d’un travail sur la religion, le spirituel voire le mystique. Il n’y a pas que les sâdhus… Des destinations ? Pourquoi pas les Chamans de Sibérie ou d’Amérique du Sud. Les soufis dans le monde musulman.2_Sâdhus_Livre_Remualdo_bassedef

WeLovePhoto – Des projets de nouveaux livres?

En 2011, j’ai réalisé un voyage de 600km à pieds en solitaire dans l’Himalaya afin d’aller plus loin dans ma démarche. Je suis parti de Rishikesh pour rejoindre les sources du Gange. J’ai voyagé avec les Sâdhus rencontrés en chemin, dormis dans des ashrams et parfois à la belle étoile. Les images issues de ce voyage pourraient bien faire l’objet d’un nouveau livre, la série s’appelle « Yatra » (pèlerinage en hindi).

J’ai également une autre maquette de prête avec ma série « Street Masala » sur les buveurs de thé de Bénarès. Je me répète mais faire un livre éloigne de l’appareil photo et des voyages…

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BIO :

Olivier Remualdo, 36 ans, est un photographe autodidacte passionné, un amoureux de l’Inde et des belles rencontres. Après des études de commerce à Cannes et d’Arts Plastiques à l’université Paris VIII, il commence à voyager en Europe, en Amérique et en Asie. C’est en 2004 qu’il se rend en Inde pour la première fois, une véritable révélation pour le photographe qui depuis, n’a de cesse d’y retourner.

Il est l’auteur du livre « Sâdhus, les hommes saints de l’hindouisme ».
Le regard photographique d’Olivier Remualdo nous entraîne vers une série de portraits atypiques, profonds et fascinants. Réalisés entre 2009 et 2011, ces portraits de Sâdhus ne se limitent pas au simple catalogue d’images. Il s’agit d’anecdotes et de récits de rencontres fondés sur des échanges véritables, le reflet d’une expérience authentique où il a su créer des liens avec des êtres au mode de vie si différent du notre et dont le quotidien est tourné vers la spiritualité. Ils lui ont offert de capter leurs regards et leurs attitudes, avec la promesse désormais accomplie de les partager au retour du voyage. Olivier Remualdo est également l’auteur de l’ensemble des textes auxquels il a associé des citations de sagesse indienne.

Cet amoureux du noir et blanc a toujours placé l’humain au cœur de ses préoccupations. Il a présenté ses travaux à l’Espace Pierre Cardin à Paris, au MAMAC et au Musée des arts Asiatiques de Nice, ainsi que dans de nombreuses expositions.

Le projet Sâdhus été primée à plusieurs reprises : la première maquette du livre a été élue « Grand Prize Winner » au « Best Blurb Book Contest » (USA) dans la catégorie voyage (2009). Olivier Remualdo a été récompensé par le prix Lucien Clergue 2011 dans le cadre du Sept Off à Nice.

 

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