Jigokudani – Voyage insolite au Japon réalisé par Michel Hagege

Près de Jigokudani (« Vallée de l’enfer » en Japonais), un groupe de macaques japonais se baigne Capture d’écran 2014-10-07 à 20.37.50dans une source d’eau chaude; Invitation au voyage photographique insolite, réalisé par Michel Hagege, photographe passionné par la nature.

Michel est allé les photographier dans les montages du Japon dans des conditions climatiques difficiles mais propices à la photographie.  Il capture ces instants uniques au moment où ces macaques se baignent dans une eau bien chaude alors qu’il gèle à l’extérieur.

Nous sommes véritablement déstabilisés par ces primates au regard si humain….. la nature est belle: préservons là !!

 

Jigokudani

WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?

Je suis un photographe éclectique … J’ai commencé la photo lorsque j’étais adolescent (dans les années 70) avec un Ricoh XR7 puis j’ai acheté un Nikonos avec lequel j’ai fait de la photo sous marine, pour ensuite utiliser divers boitiers pour faire de la photo aérienne (Parapente et Parachutisme) puis je me suis orienté vers la photo sportive en 1999, lorsque l’un de mes fils s’est mis au tennis. En 2010, je me suis mis à la photo animalière sans rien connaitre à la nature (je suis un vrai citadin) et cela a été l’émerveillement. Depuis, j’ai progressé et grâce à internet, j’étudie presque tous les animaux que je photographie. En quête de reconnaissance, j’ai participé à plusieurs concours internationaux en 2012 et 2013 et j’ai eu le plaisir de gagner quelques prix. Je voyage souvent en Asie du sud-est et en Chine et j’ai donc aussi l’occasion de faire beaucoup de photos de paysages, de photos de rue et de portraits.

La photo modifie profondément mon regard et me permet de communiquer avec de nombreuses personnes dans le monde entier. Les photographes qui m’inspirent le plus sont ceux qui parviennent à transmettre une émotion dans leurs photos, la gestion de la lumière est aussi une chose essentielle pour moi. En « animalier », mon photographe préféré est Kyriakos Kaziras et en « humains », c’est Benoit Feron

Je suis passé au numérique en 1999, après avoir passé de longues nuits en laboratoire, à développer mes pellicules et à tirer mes photos. J’utilise du matériel Nikon depuis l’année 2008 et pour cette série, j’ai utilisé 2 boitiers Nikon, un D4 et un D800E associés à 2 zooms 24-70mm et 70-200m, tous deux ouvrant à f2,8. J’ai également utilisé 2 flashs pour certaines photos. Pour la photo animalière, j’utilise de très longues focales (jusqu’à 600mm) et j’attends avec impatience un boitier Nikon « sans miroir » afin de ne plus faire de bruit au déclenchement.

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WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?

 J’avais été fasciné par une photo de macaque japonais vue au festival de Montier en Der ainsi que par un reportage vu à la télévision. Cela faisait plusieurs années que j’avais envie d’aller les photographier et j’ai profité d’un voyage professionnel au Japon pour prendre quelques jours de vacances et m’organiser 3 jours de photos à Jigokudani. J’ai eu beaucoup de chance car j’ai subi un tempête de neige dès le premier jour, et j’ai donc bénéficié de conditions certes difficiles mais particulièrement intéressantes pour la photo.

Jigokudani

Commentaire photo ci-dessus: Près de Jigokudani (Vallée de l’enfer en Japonais), un groupe de macaques japonais se baigne dans une source d’eau chaude (Onsen). Le vent est soutenu, il fait froid (-5°C) et la neige tombe en abondance… Je suis déjà recouvert par plusieurs centimètres de neige, lorsque j’aperçois ce bébé macaque qui profite de la douce chaleur de l’eau. Il reste prudemment à coté de sa mère en scrutant ses mains. Il me regarde et semble s’étonner de ma présence par « ce temps à ne pas mettre un humain dehors », puis retourne à ses occupations du moment « compter ses doigts ».

Il  semble tellement humain, tellement fragile … Décidément, la nature est belle et j’emporte avec moi de magnifiques instants de plénitudes, figés dans ma mémoire et dans celle de mon appareil photo.

Je n’ai pas la prétention de porter un quelconque message, mais toutes mes photos sont réalisées dans le respect du sujet traité et j’espère juste qu’en voyant mes photos, les gens vont ouvrir leurs yeux (et leurs cœurs), comme je l’ai fait, pour comprendre que la vie est belle et qu’il faut protéger la planète et tous ses habitants.

Je trouve mon inspiration dans la nature et dans le regard des gens. J’aime rester sans bouger à attendre le bon moment pour déclencher. J’aime voyager et communiquer avec des gens qui ne parlent pas un mot de Français ou d’Anglais, juste en leur montrant la photo que je viens de faire d’eux. J’aime la photo et le voyage est tellement plus beau quand il passe par les autres …

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WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?

 J’avais déjà créé plusieurs livres à titre personnel pour échanger des photos avec des amis ou de la famille et j’avais utilisé Blurb. Avant de me lancer dans la réalisation de Jigokudani, j’ai fait un rapide essai des différentes solutions disponibles et je suis resté avec Blurb. Le choix des photos n’a pas été simple car sur 2 000 photos tout à fait correctes, j’ai été obligé d’en sélectionner une soixantaine. L’autoédition s’imposait car mon sujet était uniquement « les macaques japonais » et je voulais absolument obtenir un très haut niveau de qualité. J’avais discuté avec un éditeur qui m’avait dis qu’un livre photo dans lequel il n’y aurait que des macaques japonais ne se vendrait pas … Mais bon nombre d’amis me poussaient à publier mes photos et j’ai donc suivi leurs conseils. Quel plaisir de voir une de ses photos imprimée en très grand format avec des gens qui la regarde avec émotion et vous félicitent en vous posant pleins de questions.

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WeLovePhoto –  Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?

 Je n’ai pas de projet photographique à court terme, je suis plutôt dans l’improvisation … Je veux juste essayer de faire plus de photos d’animaux et de gens, car je me rends compte avec le temps que ce sont les sujets qui m’intéressent vraiment. Je deviens de plus en plus portraitiste !

Même si j’ai déjà visité 42 pays, j’ai hâte d’en découvrir d’autres … Le Costa Rica et l’Antarctique sont dans le haut de ma liste … J’ai aussi très envie de retourner au Brésil, au Vietnam, en Thaïlande et en Malaisie, mais idéalement, il faudrait pouvoir y rester plusieurs mois à chaque voyage.

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Pour en savoir plus sur l’auteur :Michel Hagege - Identité

– Exposition à Montier en Der en 2013 : Coup de cœur du Journal de haute Marne

– Exposition à la Galerie du Lion en 2013

– Publications  dans le Sunday Times, Wakou – Editions Milan, Mon Quotidien, Editions Nathan, …).

– Projection au festival d’Angkor

– Plusieurs prix et sélections dans des concours photos internationaux (liste uniquement des 1er prix en 2013)

– « Mammifères » au Festival de Namur

– « Wildlife of Asia » pour Asian Geo

– « Baby animals » pour la National Wildlife Photo Competition –

– « Nature’s Surprises’ Contest » pour the Society of International Nature and Wildlife Photographers –

 

Site web de Michel Hagege :   www.mayanne.eu

Page FB:  https://www.facebook.com/hagege.michel

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