Comment créer un livre photo? partie 2

Revalites
Rêvalités, de Julie de Waroquier

Voici les enseignements tirés des interviews postés sur WeLovePhoto au travers de 5 conclusions.

En effet, je m’étais mis au défi de publier un livre de photos prises avec mon iPhone et traitées sur Instagram, sur le thème « ce qui me fait sourire ». Je m’étais donné un mois pour obtenir suffisamment d’images pour avoir un tout cohérent et digne de raconter une histoire.

Première conclusion,  un mois n’a pas suffi. Un livre photo nécessite d’avoir un tas d’images suffisamment variées pour susciter l’intérêt et suffisamment cohérent en faire une histoire (comme Rêvalités, de Julie de Waroquier). Et ça prend du temps.

Seconde conclusion, en lisant les interviews publiés sur WeLovePhoto, il apparaît que la grande majorité des livres n’a pas été créée par hasard (malgré quelques très belles exceptions: InstaBook#1 Lira&Food, d’Ulyana Drutsky): c’est le résultat d’un travail inspiré, bien souvent réalisé après avoir effectué des dizaines, des centaines de clichés (comme Les Miroirs de l’Ombre, de Patrice Niset). Certains auteurs vont même commencer à photographier après avoir défini la structure d’un livre, tel Pêcheurs de Vagues, de Frédéric Briois.

Gstaad my Love
Gstaad my Love

Troisième conclusion, une fois opérée la sélection des photos, à plat, vient la question du format et de la mise en page. Là encore, la plupart des photographes interviewés ont choisi avec minutie la taille et l’emplacement des photos sur la page, le format du livre, la couleur du fond,… Les livres les plus réussis, les livres qui vont être les plus vendeurs, qui vont être les plus attractifs aux yeux des lecteurs sont ceux qui conjuguent belles images et belle mise en page (Ticket To Thailande de Gaspard Walter, est un bel exemple).
Dans le choix de la mise en page, la couverture a une importance particulière puisqu’elle va attirer ou non l’œil, elle va donner ou non l’envie de lire le contenu (la couverture de Gstaad my Love, de Lea Perelsztein, m’a immédiatement donné envie de découvrir le livre).

Quatrième conclusion, le fait de mettre ou non un texte n’est pas un élément de décision en soit: il s’imposera à vous! Dans la plupart des cas, les images parleront d’elles-mêmes et ne nécessiteront pas d’explications supplémentaires. Mais si un texte semble nécessaire à vos yeux, ajoutez-le (Chemin(S) de Pierre Schmidt, par exemple). . Un conseil: faîtes juste en sorte qu’il serve les photos, et qu’il ne les gâche pas. En effet, nous avons trop de livres photos avec de beaux clichés gâchés par des textes en couleur criardes, apposés en grand avec un police kitch.

Cinquième conclusion: faîtes-vous plaisir: ça se ressent à la lecture. Si vous éprouvez de l’ennui, de l’incertitude, laissez passer quelques jours avant de reprendre votre projet en main. SI c’est la mise en page qui vous stresse, demandez conseil. Un œil expert et quelques conseils permettront de vous tirez d’affaire et de vous concentrer sur l’histoire que vous avez envie de partager.

Une des photos sélectionnées
Une des photos sélectionnées

Finalement, pour en revenir à mon projet, je publierai dans mon prochain article ma sélection d’images et la maquette du livre.

 

En attendant, d’accord ou pas d’accord sur mes conclusions ci-dessus, laissez-nous un commentaire.

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