Interview d’Alain Reynaud, auteur des Monstres des Vignes

Photographe autodidacte, artiste à part entière, Alain Reynaud nous Alain Reynaudtransporte dans son univers fantastique des Monstres des Vignes, au travers de personnages tous plus surprenants les uns que les autres. A découvrir dans notre interview:

WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie?  Je n’ai pas de style vraiment défini, pour la simple et bonne raison que je ne sors pas d’une école, je peux donc laisser aller mon imagination où bon me semble, d’ailleurs les 3 séries des Monstres des vignes sont bien différentes, elles reflètent aussi une certaine progression dans le travail et la manière de concevoir les images. Mon expérience photo est assez récente puisque j’ai fait mes premières photos des Monstres des vignes en 2007 et c’est là que tout à commencé, avant je ne faisais que de la photo familiale de base et sans attrait particulier. Aujourd’hui la photo est mon métier et je travaille pour le milieu viticole principalement. 

WeLovePhoto- Quand avez-vous commencé et pourquoi?  C’est en fait un malentendu, en 2006 j’ai divorcé, quitté mon travail, je ne faisais plus de musique, il me fallait un exutoire, j’ai donc voulu montrer la garrigue différemment tout d’abord, j’ai trouvé des visages dans les arbres et fait une série que j’avais appelé les Monstres des bois, ma nouvelle compagne m’a alors suggéré d’aller traîner dans les vignes et j’y ai découvert ce monde avec ces personnages. Une amie passant à la maison un jour m’a dit de les montrer et de faire une expo, ce que j’ai fait et à partir de là les gens ont commencé à me demander si je voulais bien leur faire des photos…

WeLovePhoto – Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Dali ! (rire) Je ne sais pas je n’ai pas de culture photo suffisante pour pouvoir tirer de l’inspiration ou avoir de maître à penser.

WeLovePhoto – Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?  Pour la 1ere série j’ai utilisé un Lumix DMC FZ 50. Pour la série 2 un Pentax K7. Pour la série 3 un Pentax K5 et pour la prochaine série en préparation un Canon 5D MK III.

WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ?  Dès le début j’ai trouvé qu’une série de photo était plus cohérente que des photos dispersées, on est plus dans la narration et c’est ce que j’ai trouvé intéressant, les 3 séries font toutes 20 personnages et sont très différentes à mes yeux, ce n’est pas le même travail. Je me suis lancé dans ce projet parce que j’avais besoin de créer pour exister.

WeLovePhoto – Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?  Le message c’est que les choses ne sont pas forcément telle qu’on les voit au 1er abord et si on regarde un peu mieux ou si on fait l’effort d’être attentif il y a mille et une chose à découvrir autour de nous ou chez les gens qui nous entourent.

WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? 
 Au fur et à mesure des expositions les gens m’ont demandé où ils pouvaient acheter le livre… ça fait 6 ans que je dis à tout le monde que le livre est en préparation et qu’il sortira bientôt… Mais je n’arrivais pas à me décider sur la forme finale que devait avoir ce livre toujours j’imagine par manque de culture à ce niveau, c’était un vrai poids pour moi.
WeLovePhoto – Vos Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? 
Les séries sont faites, j’ai donc décidé de commencer par la série 3, puis je vais faire la série 2 et la serie 1 et un avec les 3 séries, c’est mon côté Georges Lucas peut-être (rire)
WeLovePhoto – Pourquoi L’auto-édition? 
Parce que je ne connais rien au monde de l’édition et que c’est peut-être le meilleur moyen de rencontrer des éditeurs.
WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets photos?
 Je vais déjà finir de publier les 4 séries de Monstres des vignes, puis je prendrai le temps de réfléchir à d’autres projets…

 

Biographie : 

Alain Reynaud est né à Nice en 1963, d’un père gendarme et d’une mère commerçante. Il vécu toute son enfance et son adolescence en Corse, bercé par le maquis et la mer. Le milieu marin berce son enfance radieuse subitement interrompue par un grave accident de la route survenu en 1980 à l’âge de 16 ans. Cette épreuve transforma la vision du jeune homme, désormais en recherche de liberté et de sensations. Avide de rencontres et de découvertes, il quitte son île de beauté à l’âge de 20 ans pour les états-unis, et le Brésil avec un simple C.A.P de cuisine en poche. Après plusieurs mois il embarque pour un périple de 5 mois sur un voilier polonais qui rejoint la France en 1986. Installé à Paris, il se lance dans une carrière de musicien, attiré par cette vie libre de saltimbanque. En 1992 il choisit de s’installer dans le sud de la France où il crée la première agence de voyage spécialisée dans les sports de glisse, passant la plupart du temps entre mer et montagne pendant 10 ans.

Sa carrière de photographe ne débute qu’en 2005 à St Martin de Londres à la suite d’une rencontre inattendue: celle de la nature qu’il côtoie tous les jours, celle de la nature vivante.

Ce nouveau regard sur son environnement donne naissance en 2007 à sa première exposition appelée « Les Monstres des Vignes« , ce fut un succès immédiat….

 » Je souhaite faire partager ces tas de petites choses que l’on ne voit pas si l’on n’y prête pas attention, exprimer une autre dimension du monde qui nous entoure. »

 

Interview de Patrice Niset, auteur des « Miroirs de l’Ombre »

Patrice nisetNé en 1965. Fils d’ouvrier, Patrice Niset a quitté les terres industrielles de la région de Charleroi il y a une bonne vingtaine d’année. L’ascenseur social a bien fonctionné au point de lui faire presque perdre ses racines. Ce n’est que vers 2009 qu’il a fait l’acquisition de son premier réflexe numérique. Comme tout le monde. Mais au fil de ses explorations, il découvre sa première priorité : la transmission du patrimoine industriel et artisanal, tant matériel qu’immatériel. Le projet photographique Les Miroirs de l’Ombre est présenté sous forme d’un magnifique portfolio.

 WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?

Venu à la photographie sur le tard, j’ai commencé à faire de l’exploration urbaine à la manière de Monsieur Jourdain : sans en avoir conscience. En effet, je passais d’une friche industrielle à l’autre sans savoir à l’époque que le genre portait un nom : l’urbex. Une fois le réveil sonné, j’ai pris conscience de la popularité de la discipline et malheureusement aussi du manque de profondeur dans la démarche généralement constaté. Néanmoins, visiter ces lieux abandonnés a certainement été l’antichambre de ma passion actuelle, celle du patrimoine vivant, des beaux gestes et de la transmission du savoir. Mon objectif est d’établir un état des lieux du secteur de l’artisanat et du travail manufacturier.

Mes mentors sont le mythique couple allemand Hilla et Ernst Becher qui, leur vie durant, ont établi un travail de recensement de l’industrie en Europe à une époque où ils ont deviné que la désindustrialisation galopante s’annonçait déjà.  Mes reportages sont pris sur le vif, dans le feu de l’action et sans mise en scène. Dans l’intimité des ateliers, je traque la précision des gestes, la souplesse de la main. Les focales sont courtes, l’appareil suit le mouvement. Contrairement aux Becher, c’est l’humain qui est au centre de mes préoccupations.

WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?

Après ces 3 années passées à traquer ces gestes rares, il était temps pour moi de réaliser un exercice difficile, celui de la lecture transversale : revisiter la quarantaine de reportages issus de mon sitewww.lesmiroirsdelombre.com et en tirer la substantifique moelle. Chacune des 12 disciplines sélectionnées pour l’occasion, allait être présentée en 3 clichés : un geste, une abstraction et un plan général. Contrairement au choix posé lors de mes expositions, j’allais résolument me tourner vers la couleur, pour sublimer les gestes. Ce premier portfolio témoigne de la richesse de nos artisans.

WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?

J’ai fait quelques essais de livres il y a quelques années. Les résultats étaient fort décevants tant les images perdaient de leur intensité et de leur piqué. J’ai donc attendu fort longtemps avant de m’y réintéresser. Devant la nécessité de trouver une solution, j’ai beaucoup cherché et les avis convergeaient généralement vers Blurb surtout en combinant le projet d’auto-édition à celui de la vente en ligne. C’est doublement intéressant : la qualité est enfin au rendez-vous et l’accès à l’édition devient un jeu d’enfant. La flexibilité est telle qu’un même projet peut évoluer dans le temps sans remettre en cause le principe ou le processus d’édition. Le plus grand problème vient de la sélection des clichés qui reste un casse-tête quand comme moi on dispose de milliers d’images.

WeLovePhoto- Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?

Je ne regrette qu’une seule chose : ne pas avoir introduit plus de reportages dans mon portfolio actuel. Ce sera le travail de la seconde édition. Il est probable que je lance aussi une seconde mouture en noir et blanc cette fois. Enfin, j’aimerais aussi y développer mon idée du moment sur les abstractions industrielles mais c’est encore un peu tôt.

Patrice Niset [photographie urbhumaine]

Mon projet photographique est avant tout axé sur la diffusion internet via LMdO : www.lesmiroirsdelombre.com . « La machine conduit l’homme à se spécialiser dans l’humain » disait Jean Fourastié, le père de l’expression des trente glorieuses. Je me définis  donc de la veine des photographes « urbhumains », contraction de photographie urbaine et humaine. Je suis captivé par le patrimoine vivant et passé et par ses acteurs. Derrière ces « gueules de l’emploi », ces mains et ces gestes se cachent généralement des visages, des témoignages, des destins et des histoires forts et poignants.

Observer pour comprendre, rencontrer pour partager, LMdO passe de l’ombre à la lumière pour aller à la rencontre des gens qui maîtrisent un savoir-faire, une technique, un don créatif.  Artisans, ouvriers, artistes, créateurs, stars ou petits et sans grades … bienvenue dans mon monde, le monde des hommes et des machines.

Interview de Jean-Sébastien Monzani, auteur de Suspended Time

Jean-Sébastien Monzani

Jean-Sébastien MonzaniJean-Sébastien Monzani, auteur de Suspended Time , nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions qui vous permettront de mieux le connaître et de comprendre sa démarche.

WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?

Je possède un parcours assez classique d’autodidacte : j’ai commencé en 2000 à m’intéresser sérieusement au portrait photographique et la collaboration avec différentes personnes et modèles a stimulé mon intérêt au fil du temps. D’images improvisées et à finalité très esthétisantes (comme celles que vous présentez dans ce livre de 2009), je suis passé à des projets plus conceptuels impliquant des comédiens et danseurs professionnels, qu’on peut retrouver sur mon site www.simplemoment.com et également dans le livre « CEREMONIALS / NON-PORTRAITS » également présenté sur Blurb.

Mon inspiration a bien sûr évolué au fil du temps : je m’intéresse d’ailleurs plutôt présentement aux arts vivants (théâtre, danse) et aux arts plastiques qu’aux photographies. Je peux toutefois citer Gregory Crewdson comme une influence majeure. Pour les photos de Suspended Time, Peter Lindbergh et Tim Walker m’ont sûrement aussi inspiré – bien que l’approche de photo « mode » et « esthétisante » ne soit plus d’actualité dans mon travail courant.

Les photos de ce livre étaient principalement réalisées en lumière naturelle avec un Canon EOS 5D (Mark I puis Mark II) et des focales fixes. Là aussi, mes travaux actuels ont changé et font la part belle à des éclairages sophistiqués à base de flashes.

WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?

Il y a un certain romantisme dans ces travaux, une volonté de « faire beau », de la douceur et un regard qui magnifie les modèles. Ce ne sont pas alors à proprement parler des images « à message » (je me méfie de toute façon des images dogmatiques). Pour en enrichir la signification, elles sont alors souvent construites sous forme de séquences narratives, parfois d’ailleurs accompagnées de petits textes. Mais ce ne sont pas vraiment des images « à concept ». C’est précisément ce qui va m’amener à changer ma façon de travailler.

Photo extraite de la série "The other side of your dreams", dans le style de photos "de forme"
Photo extraite de la série « The other side of your dreams », dans le style de photos « de forme »

Si je publie en 2009 ce petit livre, c’est que j’ai l’impression d’arriver au bout de quelque chose : cette approche purement « de forme » (même si je rajoute narrativement du « fond ») ne me satisfait plus entièrement. Il me faudra deux ans (et un passage par la création de petits films) pour passer outre et commencer des projets mieux construits (basés sur des concepts définis en amont), sur une durée plus longue qu’une simple séance. La volonté de « faire beau » s’allie alors à d’autres contraintes pour créer, je l’espère, des projets plus intéressants.

« MAGIC REALISM » (mars 2011) est d’ailleurs le livre qui va clore cette recherche : on y retrouve les travaux de Suspended Time, mais aussi des images extraites de films. Dès l’été 2011, ma série CEREMONIALS va marquer un tournant net dans mes photos, tant sur la forme que sur le fond. En parallèle, la recherche formelle des NON-PORTRAITS me permettra d’explorer aussi d’autres pistes.

Photo extraite de la série CEREMONIALS
Photo extraite de la série CEREMONIALS

Pour résumer, mes images vont progressivement être construites comme des collaborations avec comédiens, danseuses et une équipe technique et dépasseront le stade de « jolis portraits ». C’est d’ailleurs évident dans la façon de cadrer.

Photo extraite de la série NON-PORTRAITS
Photo extraite de la série NON-PORTRAITS

WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?

L’auto-édition est un moyen simple de tirer des portfolios en petite quantité : mon but n’est pas ici de passer à de la grande édition. Blurb offre à mon avis un très bon compromis (car il faut savoir faire des compromis) et la meilleure qualité possible actuellement.

L’ordre des photos a son importance mais je serais bien en peine d’émettre des règles : je pense que la séquence doit à la fois suivre une évolution cohérente où les photos qui se suivent se ressemblent (en terme de couleurs ou de lumière) mais il faut également ménager des coupures (cadrages serrés, cadrages larges) pour amener de la diversité et du rythme.

Les livres que je publie ici sont d’ailleurs disponibles pendant une durée limitée, et il est très possible que les ouvrages plus anciens comme Suspended Time ne soient plus disponibles dans quelques temps.

Il m’est difficile de faire des recommandations simples pour qui souhaiterait passer le cap : je suis graphiste et c’est mon travail de savoir jouer avec ces contraintes techniques. Disons que si vous n’avez jamais fait cela, évitez de boucher les ombres car le papier pompe rapidement l’encre.

WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?

Tout mon travail actuel repose sur l’idée de mystère et de liberté d’interprétation du spectateur. Je vais lancer cet été un nouveau projet collaboratif avec comédiens et danseuses. J’aimerais à nouveau progresser dans ce style que j’ai commencé à aborder en 2011 : cette fois, je souhaiterais aborder une dimension plus sociale et politique et ancrée dans la réalité, mais sans dogmatisme et pourquoi pas avec un certain humour et ironie. Je suis pour l’instant en pleine phase de réflexion et le défi est pour moi important. Je ne sais pas ce qu’il va en résulter.

D’autres projets qu’on peut retrouver sur mon site seront aussi complétés. J’espère ainsi terminer REMEMORIES (qui s’inspire de souvenirs réels de gens), et progresser sur les séries BLINDSIGHT et INTENTIONS.

Photo extraite de la série INTENTIONS
Photo extraite de la série INTENTIONS

Retrouvez le travail de Jean-Sébastien Monzani sur son site www.simplemoment.com

 

Interview de Philippe Marchand, auteur de « L’homme et la Mer  »

Philippe Marchand, photographe professionnel de Nantes depuis une vingtaine d’année et portraitpassionné de la rencontre entre l’homme et la mer répond à nos questions :

WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?

Je suis photographe professionnel  depuis une vingtaine d’année, je collabore avec des agences de publicité ou des clients directs, j’ai découvert la photo à l’âge de 15 ans et je n’ai jamais arrêté depuis. Il y’a énormément de photographes dont j’admire le travail, mais si je devais en retenir un ce serait Jean Loup Sieff, qui m’a véritablement fait découvrir qu’on pouvait interpréter un négatif noir et blanc de manière très personnelle et totalement  transformer l’atmosphère d’une photo. Pour ce projet j’ai utilisé différents appareils photos, j’ai démarré avec un Contax 645 chargé en Tri x pan Kodak, et actuellement je poursuis la série avec un Nikon D3x numérique. Pour moi le matériel doit répondre aux besoins du photographe sur un projet donné, sinon à l’heure actuelle on peut faire de bonnes images avec du matériel très abordable, j’ai réalisé la couverture du livre avec un Fuji X 100. 

WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?
J’ai démarré cette série il y a une dizaine d’années, j’avais vraiment envie de renouer avec du beau noir et blanc très travaillé au tirage. Et puis les commandes publicitaire sont parfois frustrantes en terme de résultats. Donc une envie de respirer de l’air frais, au propre comme au figuré. Etant donné ma situation géographique (Nantes) je suis proche de la mer, source d’inspiration inépuisable. j’ai donc décidé que je réaliserai un travail sur la relation très particulière qui lie l’homme à la mer.
Je me suis imposé quelques contraintes techniques, pour réaliser un travail homogène et surtout pas d’obligation de résultat.
Je revenais souvent de mes ballades sans une image qui soit suffisemment forte pour coller à la série, mais ce n’était pas un problème pour moi, j’étais ravi de travailler un peu hors du temps et des contraintes habituelles.
Je ne véhicule aucun message particulier dans ces images, ma seule volonté était de retranscrire au mieux les atmosphères rencontrées ou fantasmées au cours de mes promenades, de restituer au mieux le mystère et la poésie qui se dégagent de certains lieux. Au final ces images sont des petits fragments d’histoires, à chacun de s’en emparer et de laisser vagabonder son imagination.
WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?
En fait j’ai été contacté par les éditions « Au fil du temps » lors d’une exposition, je ne cherchais pas particulièrement à plublier mon travail à ce moment là,  mais l’éditeur Mr Stéphane Sichi à su me convaincre de tenter l’aventure et je suis très satisfait du résultat. Je ne saurais donner des conseils pour publier un livre, sinon être exigeant avec l’éditing il vaut mieux moins de photos mais que ce soit des images dont vous soyez fiers et que vous revendiquez.
WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?
Pour le moment je suis dans la gestion de la sortie de « l’Homme et la Mer » entre les signatures, les organisations d’expositions et le reste de la promo je ne me projette pas encore sur un autre projet. Mais j’imagine que je vais
continuer la série dans le temps et qui sait cela donnera peut-être un autre livre.
Sa Biographie :
 

Philippe Marchand est né en 1961, photographe autodidacte

Il vit à Nantes en Bretagne. Il a exploré depuis une vingtaine d’années différentes facettes du métier de photographe, de la publicité à l’illustration en passant par le reportage. Sa passion pour la lumière et les atmosphères particulières que l’on rencontre sur les côtes bretonnes le pousse à mettre le nez dehors le plus souvent possible quelques soit les conditions météo. 

On retrouve dans les images qu’il rapporte de ses randonnées toute la puissance et la magie des lieux qu’il traverse. Son approche esthétique, les contraintes  techniques qu’il s’impose contribuent à la création d’un univers photographique singulier et résolument personnel.

Ces images régulièrement publiées dans la presse internationale ont été récompensées par le prix des « Photos de l’Année » en 2008 et en Janvier 2013 par le prix des « Professionnels de l’Image »  lors des « Rendez vous de l’Image ». 

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Artemis run aground – © Philippe Marchand

Interview d’Alain Laboile – « En attendant le facteur »

Dans son livre « En attendant le facteur« , Alain Laboile nous expose de magnifiques moments de vie spontanés de ses 6 enfants.  (Aux éditions KnowWare de la collection Voir naître le talent).Capture d’écran 2013-05-10 à 22.13.13

L’interview WLP réalisée sur Alain Laboile nous permet d’admirer son parcours et le fruit de son travail photographique sur ses scènes de vie de famille :

WeLovePhoto -Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?

Etant féru d’entomologie j’ai démarré la photo en 2004 par la pratique de la macrophotographie, puis ai peu à peu levé mon objectif vers ma famille grandissante. Je n’avais à l’époque aucune culture photographique et c’est le partage de mes photos via les réseaux sociaux qui a contribué à mon éveil. Mon travail est régulièrement associé à celui de Sally mann ,de Jock Sturges,photographes que j’ai appris à connaitre et apprécie. J’ai aussi découvert plus intensément et avec enchantement les travaux de Robert Doisneau et Josef Koudelka . J’ai utilisé un réflex Canon 5D Mark II puis III et un unique objectif ,le Canon 35 mm f 1.4

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WeLovePhoto -La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?

J’ai 6 enfants, ils sont une source inépuisable d’inspiration. Nous vivons en pleine campagne dans une vieille maison bordée d’un ruisseau,sans télévision. Nous aimons dire que notre existence se déroule au bord du monde. Nous ne sommes pas marginalisés,les enfants sont scolarisés,j’exerce toujours ma profession de sculpteur mais nous cultivons toutefois notre liberté un peu sauvage. Je photographie ma famille au quotidien,dans le périmètre assez restreint de notre lieu de vie. Ce journal photographique a démarré sans aucun calcul de ma part. C’est le partage sur le web et les témoignages émanant d’internautes disséminés dans le monde entier qui m’ont fait prendre conscience de son impact. Je crois que cette série doit son succès à l’universalité et l’intemporalité qu’elle dégage. Elle renvoie chaque lecteur à une part d’enfance , vécue, perdue ou fantasmée. Ma production photographique s’est muée en élément de communication qui induit un questionnement autour de la liberté ,la nudité, l’être et l’avoir.

IMG_3616_1024WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?

Ce livre est le fruit d’une longue collaboration avec mon éditeur que je connaissais depuis mes débuts photographiques et qui a vu mon travail évoluer et ma série s’épanouir. Le livre a vu le jour lorsque mon travail a été suffisamment abouti pour envisager une ligne directrice guidant l’ouvrage. Il me semble nécessaire d’avoir suffisamment de “matière” avant d’envisager l’édition, afin d’avoir la possibilité de réaliser une sélection cohérente et harmonieuse. J’ai pris le parti de ne pas associer de textes aux images,chaque photo racontant elle même une histoire que chacun est libre d’interpréter.

WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?

Ma série sur la famille se poursuit, elle va faire l’objet de plusieurs expositions et j’alimente en parallèle d’autres projets photographiques . j’ai été récemment reçu par les Editions Steidl qui vont publier en 2014 mon prochain livre.

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Biographie de l’auteur

Né le 1er mai 1968 près de Bordeaux, Alain Laboile est un photographe atypique. Artiste sculpteur travaillant notamment le bois, la pierre et le métal, il trouve dans la photographie un moyen de narration jusque là insoupçonné. S’il porte initialement un intérêt particulier à la macrophotographie, domaine dans lequel il excelle par la singularité de ses photos, il se consacre bien vite à la photographie de famille, celle-ci s’étant agrandie ces dernières années. Entre 2007 et 2012, Alain Laboile remporte une multitude de prix amateurs et professionnels, dont les premiers prix Canon Les 20 ans d’Eos en 2007 et Le défi Eos en 2008, catégorie macro

Interview de Istvan Kadar, auteur de « Vietnam »

Traduction de l’interview de Istvan Kadar, photographe de Toronto (Canada), spécialiste de voyages au style onirique – l’interview orignal se trouve plus bas

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WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?

Je suis un photographe autodidacte. Après avoir travaillé en tant que graphiste et directeur artistique en Europe, j’ai eu l’occasion d’avoir en main les appareils photo numériques les plus récents (à l’époque, des 5MP DSLR), ce qui m’a vraiment fasciné – et m’a fait tombé amoureux de cette forme d’art.

Il y a 7 ou 8 ans, j’ai été amené à considéré sérieusement de devenir photographe et photographier la beauté des contrées lointaines. Depuis j’ai voyagé en Thaïlande, Cambodge, Vietnam, Malaisie, Tunisie, Turquie, Mexique, Pérou et Costa Rica.

Aujourd’hui, je prends des photos avec mon canon G5 Mark II et j’utilise Photoshop CS6 pour le post-traitement. J’aime par-dessus tout photographier dans la nature en utilisant la lumière naturelle, mais j’aime aussi accentuer certaines parties d’une image et créer des paysages et portraits oniriques.

Pour moi, la finalité de la photographie réside dans l’image finale, peu importe le parcours pour y arrive, que ce soit via un procédé traditionnel ou un processus de post-traitement digital.

Bien que je regarde et admire les travaux d’autres photographes, je ne peux pas en sélectionner quelques uns – il y a tant de grands photographes. De mon côté, j’essaie de faire évoluer mon propre style.

WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?

C’est la nature qui m’inspire le plus. Je ne me lasse pas de la beauté que notre planète nous offre, de sorte que je voyage dès que je peux dans des lieux que je ne connais pas pour en capter la singularité.

C’est incroyable de voir à quel point je peux apprendre des image des animaux, des plantes et des autres cultures dans le monde, et c’est le résultat de cet apprentissage que j’essaie de partager au travers mes photos. J’aime quand mes images peuvent raconter une histoire, mais en même temps j’aime montrer les détails uniques et magnifiques de mes sujets.

Il y a trop de laideur dans le monde. De belles images de la nature peuvent constituer une délicieuse évasion, qui peut être aussi ressourçante qu’avoir été là-bas.

WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?

J’utilise Blurb pour publier mes livres photos. (http://www.blurb.com/user/store/fesign) Ils impriment des livres de bonne qualité et offrent des services très professionnels. Blurb est rentable et respectueux de l’environnement, vu qu’il n’imprime un livre qu’à la demande. Le livre ne va pas se retrouver sur une étagère quelque part dans une librairie et y prendre de la poussière.

L’édition de livres en ligne est si facile de nos jours. Bien sûr, en même temps, nous voyons beaucoup de livres mal conçus, parce qu’aujourd’hui tout le monde peut le faire à partir de chez soi. Comme je suis un graphiste professionnel, c’est beaucoup plus facile pour moi de concevoir des livres. Mon conseil pour les personnes qui ne sont pas graphistes est de ne pas oublier que la qualité importe plus que la quantité. Moins d’images sur une page avec un espace libre, permet de regarder les photos de manière beaucoup plus agréable pour les yeux.

WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?

En ce moment je travaille sur mes images du Costa Rica et du Pérou. J’espère pouvoir très prochainement publier ma nouvelle série de livres de voyage pour partager ce que j’ai vu dans ces pays si fascinants.

 

Voici l’interview original:

WeLovePhoto – Could you tell us more about you as a photographer and your style: what’s your background in photography? When did you start and why? Who are the photographers who inspire you the most? What specific material did you use for this photo set?

I am basically a self-taught photographer. Having worked as a Graphic Designer and Art Director in Europe, I had access to the latest digital cameras, (5MP DSLR at the time) which truly fascinated me and I fell in love with this art form. About 7-8 years ago I became seriously driven to become a photographer and set out to photograph the beauty of far away lands. Since then I have travelled to: Thailand, Cambodia, Vietnam, Indonesia, Malaysia, Tunisia, Turkey, Mexico, Peru and Costa Rica. Today, I take photos with my Canon 5D Mark II camera and post process them in Photoshop SC6. I mostly love taking photos in nature with natural lights, but I like to accentuate certain parts of an image and create dreamy painterly landscapes and portraits. To me, photography is all about the final image, regardless of the journey, whether it is through a traditional medium or digital post processing. To capture the perfect image, there should be ‘no limitations’ on one’s creativity. Although I like to see and admire other photographers’ work, I cannot pick only a few who inspire me —there are so many great photographers. Besides I try to evolve my own style.

WeLovePhoto – What’s the inspiration behind the photo set in your book: why did you start this project? What message did you want to convey? What inspired you? 

Nature inspires me the most. I can’t get enough of the beauty that our planet offers us, so I travel when I can, to places unknown to me to capture the uniqueness of each place. It’s amazing how much I can learn about imagery from animals, plants and other cultures in the world and I try to share that knowledge with my photos. I like it when my pictures can tell a story, but at the same time I enjoy showing the unique and beautiful details of my subjects.  There is too much ugliness in the world. Beautiful images of nature can be a delightful escapism —and as restorative as being there.

WeLovePhoto- Could you tell us about your experience publishing books? What criteria did you use to select pictures and define the structure, etc.? Why self-publishing? What steps would you recommend others follow when creating a new book?

I use Blurb to publish my photo books.  (http://www.blurb.com/user/store/fesign)
They print good quality books and offer very professional services. Also Blurb is cost effective and environmentally friendlier, since they just print a book when someone actually buys it —it doesn’t just sit and collect dust on a shelf somewhere in a bookstore. Online book publishing is so easy nowadays. Of course, at the same time, we see lots of poorly designed books, because now anyone can do it from their home. Since I am a professional graphic designer, it was much easier for me to design books. All I would recommend for people who are not designers is to not forget that quality matters more than quantity. Less images on a page with some free space, can look much more pleasant for the eyes. 

WeLovePhoto – What are your next steps: do you have any future photography or publishing projects in the pipeline?

Right now I am working on my Costa Rica and Peru images and hopefully very soon I can publish my new set of travel books, where I can share what I have seen from these amazing countries.

Retrouvez le travail d’Istvan sur www.istvandesign.com

Interview de Franck Vogel, auteur de « Bishnois »

Portrait Franck Vogel

Franck Vogel, auteur de « Bishnois« , nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions qui vous permettront de mieux le connaître et de comprendre sa démarche.

WeLovePhoto – Vous en tant que photographe et votre style: Quelle est votre expérience en photographie? Quand avez-vous commencé et pourquoi? Qui sont les photographes qui vous inspirent le plus? Quel matériel photo spécifique avez-vous utilisé pour réaliser cette série ?

J`ai toujours aimé la photographie. Après mon diplôme d`ingénieur de l`AgroParisTech, et quelques mois dans une grande société de consulting américaine, je décidé début 2002 de partir une année autour du monde en stop. Lors de ce voyage initiatique, je voulais rencontrer l`Autre, faire des images et découvrir différentes formes de spiritualités. J`ai appris la méditation dans un monastère bouddhiste dans l`Himalaya indien et en septembre 2002, dans un monastère au Nord de la Birmanie, j`ai eu la révélation : je n`ai qu`une vie et ce que j`aime c`est la photographie. De retour en 2003, j`ai essayé de me lancer, mais ça n`a pas pris et j`ai du attendre Visa pour l`Image 2008, où mon travail de 15 mois sur les Bishnoïs en Inde a accroché la presse internationale, dont GEO magazine qui l`a publié pour le numéro spécial 30 ans en mars 2009. Des prix internationaux ont suivi et ma carrière a été lancée.

J’ai été inspiré par Steve McCurry, Henri Cartier-Bresson, James Nachtwey, Eugene Richards,…

Concernant le matériel, je travaille léger. J’avais un 5D, un 5D Mark II, des objectifs (16-35mm f2.8, 100mm f2.8, 70-200mm f.4), un flash avec un cordon de déportement et le système lumiquest. Un pied, un réflecteur et des déchargeurs de cartes, mais pas d`ordinateur.

WeLovePhoto – La série de photos dans votre livre: Pourquoi se lancer dans un tel projet ? Quel est votre message à travers ces photos? Votre source d’inspiration?

Le sujet sur les Bishnoïs a été publié plus de 20 fois à travers le monde, a donné lieu à de nombreuses expositions (monumentales pour celles dans le Métro parisien dans les stations Montparnasse et Luxembourg) et j ai réalisé un film documentaire de 52min « Rajasthan, l’âme d’un prophète » pour France 5. Le public souhaitait acheter un livre et c’est comme ça qu’il est né. Le message du livre est très clair: inspirez vous de la philosophie Bishnoi et respectez la Nature.

WeLovePhoto – Votre expérience du livre: Pourriez-vous s’il vous plaît décrire en quelques mots votre expérience pour créer un livre? Critères de sélection des photos, de construction de l’ouvrage? Pourquoi L’auto-édition? Que recommandez-vous de faire avant de créer un nouveau livre?

Beaucoup de maisons d’éditions prestigieuses étaient intéressées mais ils voulaient tous que j’apporte un partenaire qui achète au minimum 1000 exemplaires. J’ai préféré l’autoédition avec Blurb. Le gros avantage c’est que j’ai pu faire 3 versions différentes (une version Fine Art collector à 500 exemplaires, une version livre classique et une version magazine) pour que chacun puisse se l’offrir.

Un livre est un objet qui doit être beau et doit faire passer un message. Le meilleur moyen de passer une idée est la photographie, qui doit prendre beaucoup de place en racontant l’histoire. Avant de faire un livre, il faut d’abord savoir ce que l’on souhaite dire. Après, ce n’est plus très compliqué avec l’aide d’un ami qui a l’oeil !

WeLovePhoto – Quelle est la prochaine étape: Quels sont vos prochains projets de photos? Des projets de nouveaux livres?

Je viens juste de publier il y a une semaine le livre photo « ZERU, ZERU » sur le sort des albinos en Tanzanie sur Blurb. Pour le moment, il y a une version collector disponible à 100 exemplaires. Une version magazine verra le jour prochainement. http://www.blurb.fr/b/4241392-zeru-zeru

Il y a aussi le livre « Je ne suis pas un Talisman » disponible chez Michel Lafon. Ce dernier est le témoignage d’une petite albinos, Bibiana, avec 16 pages de photographies.

Il y aura surement aussi un livre sur mon travail sur les Guerres de l’eau à travers le monde dans un ou deux ans.